L’enfer des femmes, c’est la vieillesse.
Écrivain, 1613-1680 Image : Théodore Chassériau, Domaine public, Wikimedia Commons L’enfer des femmes, c’est la vieillesse.
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Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 562
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Soixante ans, époque à laquelle les femmes se permettent des aveux.
Une femme, si aimante fut-elle, ne pardonnera jamais à son compagnon de la voir vieillir. Elle est fatalement vouée à l’aigreur et à la haine.
On lui reprochait, étant vieux, de trop aimer les femmes. Que voulez-vous, mon cher, on n’est vieux qu’une fois !
Une femme qui n’est plus coquette n’a plus de raison d’être.
Mon Dieu ! Que la vieillesse est donc un meuble inconfortable !
Cœur des femmes, abîme insondable !
Une vieille dame qui s’amuse ne se déplace pas dans l’espace comme une vieille dame que la vie pousse sans raisons, ainsi qu’un joueur blasé son pion sur l’échiquier.
On peut tromper la vie longtemps, mais elle finit toujours par faire de nous ce pour quoi nous sommes faits. Tout vieillard est un aveu, allez, et si tant de vieillesses sont vides, c’est que tant d’hommes l’étaient et le cachaient.
Il n’y a probablement rien de plus vieux que la vieille âme d’un jeune homme ou d’une jeune femme moderne.
Toutes les présences à l’œuvre sur terre sont féminines : la mère, la tempête, la passion, la désagrégation, la maladie, la mort. Mais en face d’elles se tient… Un vieillard qui les valait toutes : le temps !

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