Je ne sais rien de si ridicule qu’un médecin qui ne meurt pas de vieillesse.
Philosophe, 1694-1778 Image : Nicolas de Largillière, CC0, Wikimedia Commons Je ne sais rien de si ridicule qu’un médecin qui ne meurt pas de vieillesse.
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Correspondance de Voltaire, 1767, Lettre 7062
Vraiment, mon divin ange, je ne savais pas que vous eussiez enterré votre médecin.Je ne sais rien de si ridicule qu’un médecin qui ne meurt pas de vieillesse; et je ne conçois guère comment on attend sa santé de gens qui ne savent pas se guérir: cependant il est bon de leur demander quelquefois conseil, pourvu qu’on ne les croie pas aveuglément. …
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Un médecin que j’ai encore jamais vu avance vers moi, raide comme l’injustice de ce qu’il a à me dire.
Qui leur apprendra qu’on ne doit pas attendre d’être mort pour appeler le médecin ?
La vieillesse n’a pas de remède.
Un médecin consciencieux doit mourir avec le malade s’ils ne peuvent pas guérir ensemble.
Mieux vaut être abandonné du médecin que de Dieu.
Nul médecin ne fera du choléra un état agréable et nul politicien ou sociologue ne bannira la lutte et la souffrance du monde.
À force d’être malade on finit par devenir un bon médecin.
Personne ne se méfie des personnes d’un certain âge. Et pourtant, les crapules vieillissent aussi.
Mais soyons vrais, docteur quand la jeunesse et l’amour sont d’accord pour tromper un vieillard, tout ce qu’il fait pour l’empêcher peut bien s’appeler à bon droit la Précaution inutile.
Qu’on ne dise pas de ce vieux peuple : « Il n’a même plus la force de vomir. ».

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