L’histoire géologique nous montre que la vie n’est qu’un court épisode entre deux éternités de mort, et que, dans cet épisode même, la pensée consciente n’a duré et ne durera qu’un moment.
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- II n’y a d’éternellement neuf que l’éternellement vieux. Il n’y a d’inépuisable que les lieux communs. Il n’y a que deux choses qui intéressent : l’amour et la mort. Tout sujet qui sort de l’ordinaire de la vie ne mérite aucune attention.
- La connaissance du moment de la mort occasionnerait probablement une meilleure connaissance du moment de la vie...
- Un philosophe grec enseignait que ne pas être né est le plus doux des états. Mais moi je pense que c’est plutôt le sommeil. On est mort et pourtant on est vivant. Il n’y a pas de sensation plus exquise.
- Notre existence est un point, notre durée un instant, notre globe un atome. A peine a-t-on commencé à s’instruire un peu que la mort arrive avant qu’on ait de l’expérience.
- La vie comprend deux périodes distinctes d’inégale longueur : l’une qui s’apparente à l’éternité parce qu’on y voit ni mal ni fin, l’autre qu’on appelle la vie quand il s’avère qu’elle s’achemine vers la cessation.
- Le temps passé n’est plus, l’autre encore n’est pas, et le présent languit entre vie et trépas; Bref, la mort et la vie en tout temps est semblable.
- Avoir 100 ans, c’est entrer dans une terre très peu fréquentée. Je vis sans me faire aucune illusion. Pour moi, le mystère ça n’est n’est pas la mort, c’est la vie.
- L’être humain pense au futur, au point d’oublier le présent, de sorte qu’il ne vit ni dans le présent, ni dans le futur. Finalement, il vit comme s’il n’allait jamais mourir et il meurt comme s’il n’avait jamais vécu.
- Une heure après la mort, notre âme évanouie Sera ce qu’elle était une heure avant la vie.
- Et pourtant, me réveillant en sursaut et me répétant soudain que tu es mort, j’ai cette sensation terrible de ne plus exister, que toutes ces années sont tombées en poussière et qu’il ne reste plus rien d’important à vivre d’autre que le souvenir de nous.
- Tout porte à croire qu’il existe un certain point de l’esprit d’où la vie et la mort, le réel et l’imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l’incommunicable, le haut et le bas cessent d’être perçus contradictoirement.
- Cette imperturbable nature qui nous entoure est muraillée entre deux constantes immuables, la vie écourtée, encerclant la mort à l’infini.
- Lorsque chaque chose est pleinement vécue jusqu’au bout, il n’y a pas de mort ni de regrets, pas plus qu’il n’y a de faux printemps; chaque moment vécu fait s’ouvrir un horizon plus vaste et plus large, dont la seule issue est la vie.
- La vie retrouve des contours et des contrastes. Elle n’est plus une masse informe de jours amalgamés, mais une succession de moments tissés ensemble dans l’étoffe du temps qui passe. Alors, vivre et vite !
- Singulier monde, que celui du rêve ! Les pensées, les paroles intérieures, en dedans, se pressent, fourmillent. Tout ce petit monde se hâte de vivre avant le réveil, qui est sa fin, sa mort à lui.