Une heure après la mort, notre âme évanouie Sera ce qu’elle était une heure avant la vie.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Notre existence est un point, notre durée un instant, notre globe un atome. À peine a-t-on commencé à s’instruire un peu que la mort arrive avant qu’on ait de l’expérience.
La vie n’est guère plus qu’une fraction de seconde. Un peu de temps pour se préparer à l’éternité !
Cet affranchissement et cette séparation de l’âme d’avec le corps, n’est-ce pas cela qu’on appelle la mort ?
Le corps sans âme n’est plus au sacrifice. Au jour de la mort, il renaît. L’esprit divin réjouira l’âme en voyant l’éternité du monde.
O douleur ! O douleur ! Le Temps mange la vie, et l’obscur Ennemi qui nous ronge le cœur Du sang que nous perdons croît et se fortifie !
L’éternité vient dans le temps, l’immensité dans la mesure, le Créateur dans la créature, dieu dans l’homme, la vie dans la mort…
L’esprit a créé le temps et il le trouve long. Comme il n’a pas créé la vie, il la trouve toujours un peu courte.
Elle lui toucha une joue puis l’autre, pour l’éveiller peu à peu, car pendant le sommeil, l’âme erre au-dessus de la terre et si le réveil du corps est trop brusque, l’âme égarée ne retrouve plus son chemin.
Dieu a sagement agi en plaçant la naissance avant la mort ; sans cela, que saurait-on de la vie ?
Le jour de notre mort traverse chaque jour de notre vie comme une eau plus sombre dans l’eau limpide, mais nous sommes trop agités pour le voir et saluer comme il convient notre prochaine disparition dans toutes présences du monde.

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