Le sport de compétition est la forme civilisée du conflit.
PhilosopheSource : Fil Twitter d’Edgar Morin
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
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Pratiqué avec sérieux, le sport n’a rien à voir avec le fair-play. Il déborde de jalousie haineuse, de bestialité, du mépris de toute règle, de plaisir sadique et de violence ; en d’autres mots, c’est la guerre, les fusils en moins.
L’entreprise est un mélange de guerre et de sport.
Le sport est l’espéranto des races.
Qui pourrait douter que le sport soit une fenêtre cruciale pour la propagation du fair-play et de la justice ? Après tout, le fair-play est une valeur essentielle au sport.
Les sports ont fait fleurir toutes les qualités qui servent a la guerre : insouciance, belle-humeur, accoutumance à l’imprévu, notion exacte de l’effort à faire sans dépenser des forces inutiles.
Baisser les bras dans une compétition sous prétexte qu’on ne peut terminer premier est incompatible avec l’esprit du sport.
Le sport, activité noble qui, à l’instar du rire, de la philatélie, de la cuisine au bain-marie et du cybersexe, permet à l’humain de dépasser son animalité.
La connerie, c’est comme le judo, il faut utiliser la force de l’adversaire.
Dans le match rude, dur, inhumain de la vie, aucun joueur ne fait de passe à un autre joueur.
Le combat peut être une fête.

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