Les sports ont fait fleurir toutes les qualités qui servent a la guerre : insouciance, belle-humeur, accoutumance à l’imprévu, notion exacte de l’effort à faire sans dépenser des forces inutiles.
Écrivain, 1863-1937Les sports ont fait fleurir toutes les qualités qui servent a la guerre : insouciance, belle-humeur, accoutumance à l’imprévu, notion exacte de l’effort à faire sans dépenser des forces inutiles.
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Essais de psychologie sportive (1913), chapitre XXXII
… cet état de « demi-entraînement » qui résulte du sport, et si leur résistance, à la longue, s’affirmait supérieure à celle d’aujourd’hui, le contraste brusque entre la vie des camps et l’existence habituelle était pour eux bien plus grand et, partant, le changement plus pénible.Les sports ont fait fleurir toutes les qualités qui servent à la guerre: insouciance, belle humeur, accoutumance à l’imprévu, notion exacte de l’effort à faire sans dépenser des forces inutiles…Le jeune sportsman se sent évidemment mieux préparé à « partir » que ne le furent ses aînés. Et quand on se sent préparé à quelque chose, on le fait plus volontiers.
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Le sport, activité noble qui, à l’instar du rire, de la philatélie, de la cuisine au bain-marie et du cybersexe, permet à l’humain de dépasser son animalité.
Pratiqué avec sérieux, le sport n’a rien à voir avec le fair-play. Il déborde de jalousie haineuse, de bestialité, du mépris de toute règle, de plaisir sadique et de violence ; en d’autres mots, c’est la guerre, les fusils en moins.
L’entreprise est un mélange de guerre et de sport.
Donner, recevoir, partager : ces vertus fondamentales du sportif sont de toutes les modes, de toutes les époques. Elles sont le sport.
Un seul sport n’a connu ni arrêts ni reculs : le foot-ball. À quoi cela peut-il tenir (…) sinon à la valeur intrinsèque du jeu lui-même, aux émotions qu’il procure, à l’intérêt qu’il présente ?
Le sport n’est pas un objet de luxe, une activité d’oisif non plus qu’une compensation musculaire du travail cérébral. Il est pour tout homme une source de perfectionnement interne éventuel non conditionnée par le métier. Il est l’apanage de tous au même degré sans que son absence puisse être suppléée.
Le sport est dépassement de soi. Le sport est école de vie.
Qui pourrait douter que le sport soit une fenêtre cruciale pour la propagation du fair-play et de la justice ? Après tout, le fair-play est une valeur essentielle au sport.
Le succès de l’épreuve de la guerre, comme le bonheur dans la vie, n’existe que par comparaison.
Le sport de compétition est la forme civilisée du conflit.

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