Tout à coup, un boute-selle furieux sonna, appelant aux armes. C’était l’ennemi qui nous surprenait et qui avait égorgé au couteau, silencieusement, nos sentinelles. Il fallait sauter à cheval.
Écrivain, 1808-1889Tout à coup, un boute-selle furieux sonna, appelant aux armes. C’était l’ennemi qui nous surprenait et qui avait égorgé au couteau, silencieusement, nos sentinelles. Il fallait sauter à cheval.
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Source vérifiée
Les Diaboliques (1874), À un dîner d’athées
… et qui me vibrait encore dans les entrailles, une femme de chambre était montée. « Allez chercher le chirurgien du 8e dragons; il y a ici de la besogne pour lui, ce soir! » Mais je n’eus pas le temps d’attendre le chirurgien.Tout à coup, un boute-selle furieux sonna, appelant aux armes. C’était l’ennemi qui nous surprenait et qui avait égorgé au couteau, silencieusement, nos sentinelles. Il fallait sauter à cheval.Je jetai un dernier regard sur ce corps superbe et mutilé, immobilement pâle pour la première fois sous les yeux d’un homme. …
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C’était si dégoûtant qu’on lui a shooté dedans, un coup chacun, et alors, à la place de chanson et de vomi, c’est du sang qui est sorti de sa vieille rote dégueulasse. Et puis on a continué notre chemin.
Le malheur vient à cheval et s’en retourne à pied.
Du haut de son cheval, l’apprenti verrier vit la colère des hommes s’apaiser au fur et à mesure qu’ils s’éloignaient du corps sans vie de Gondelac. La bêtise, ce monstre qui entraîne les foules en ôtant aux hommes tout jugement, avait gagné !
Mais le dernier homme était resté là, sur le chemin. Il posa son fusil par terre, déboucla son ceinturon d’un geste fébrile, s’empêtra quelques secondes dans ses buffleteries et posa culotte.
La peur de l’ennemi détruit jusqu’à la rancune à son égard.
L’aiguillon de la douleur est plus poignant, quand nous sommes battus par nos propres armes.
L’idéal eût été d’avoir un spadassin qui exécutât la besogne devant lui, mais le métier de tueur à gages s’est à peu près perdu, du moins à l’usage du vulgaire.
La guerre n’est peut-être que la revanche des bêtes que nous avons tuées.
Boire, c’est croire qu’on vient de fermer sa porte à l’ennemi alors qu’on vient de l’installer chez soi, de façon définitive, derrière les verrous du silence.
J’allusionnai lors, et cela de très près, À la défense par ces mains de tel corsage.

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