Boire, c’est croire qu’on vient de fermer sa porte à l’ennemi alors qu’on vient de l’installer chez soi, de façon définitive, derrière les verrous du silence.
ÉcrivainBoire, c’est croire qu’on vient de fermer sa porte à l’ennemi alors qu’on vient de l’installer chez soi, de façon définitive, derrière les verrous du silence.
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Petits crimes conjugaux
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On étouffe les clameurs, mais comment se venger du silence ?
Pour que demeure le secret
Nous tairons jusqu’au silence.
Si l’ennemi ouvre la porte, il faut s’engouffrer par la porte ; s’il offre une faille, il faut s’y précipiter.
Au-delà encore du silence, il y a la solitude terminale, entre l’abandon et la trahison.
Un instant de tendre abandon ne diffère d’un attentat à la pudeur que par l’absence de gendarme.
Le sage s’efforce de ne pas voir les premiers plans immédiats, qui s’enfuient, mais de fixer les yeux sur les lointains, qui sont immobiles. Le vrai repos vient de nous.
À force de prendre dans la huche sans rien y mettre, on en trouve bientôt le fond.
Sous le silence prodigieux du couvent, il est comme un malade qui, la nuit, à l’heure où les bruits de la rue se sont tus, perçoit les battements de son cœur.
La violence, rétorque Hardin, est le dernier refuge de l’incompétence. Mais je n’ai certainement pas l’intention de déployer un tapis sous les pas des envahisseurs ni de leur cirer les bottes.
Le fil rouge du meurtre se mêle à l’écheveau incolore de la vie. Notre affaire est de le débrouiller, de l’isoler, de l’exposer dans toutes ses parties… C’est du moins ce que dit mon ami Conan Doyle.

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