Que voit-on dans les comédies du grand Molière ? La sainte institution du mariage (style de catéchisme et de journaliste) bafouée et tournée en ridicule à chaque scène.
Écrivain, 1811-1872Que voit-on dans les comédies du grand Molière ? La sainte institution du mariage (style de catéchisme et de journaliste) bafouée et tournée en ridicule à chaque scène.
Écrivain, 1811-1872Partager sur
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Mademoiselle de Maupin (1834), Préface
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Le mariage est une comédie, et je n’ai pas le génie de Molière.
Voyons, honoré. Tu sais que ce mariage serait un scandale, une énormité, une sinécure, une gabegie.
Au théâtre, il y a deux sortes de metteurs en scène : ceux qui croient qu’ils sont Dieu et ceux qui en sont sûrs.
Le mariage ressemble à un procès, il s’y trouve toujours une partie de mécontente ; et si l’une dupe l’autre, la moitié des mariés joue certainement la comédie aux dépens de l’autre.
Jeunes, méfiez vous de l’estrade – où montent les héros du théâtre et du stade – une muse menteuse y décerne les prix.
Le Théâtre est une tribune. Le Théâtre est une chaire. Le Théâtre parle fort et parle haut.
Le théâtre est le lieu où apparaissent violence et cruauté. Leur représentation doit servir à ce que l’horreur ne se reproduise pas.
Et comme le luxe de la table et des vêtements dénote une civilisation malade ; de même le dérèglement du discours, pour peu qu’il se propage, atteste que les âmes aussi, dont le style n’est que l’écho, ont dégénéré.
La vie, c’est un peu comme une pièce de théâtre, dont nous serions les acteurs… et les autres, le public. Mais à la fin, on ne vient pas saluer. On meurt sur scène comme Molière.
Les femmes qui se rejettent au fond de leurs loges quand elles voient la coupe sanglante d’Atrée tomber et se répandre sur le théâtre.

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