Voyons, honoré. Tu sais que ce mariage serait un scandale, une énormité, une sinécure, une gabegie.
Écrivain, 1895-1974Voyons, honoré. Tu sais que ce mariage serait un scandale, une énormité, une sinécure, une gabegie.
Écrivain, 1895-1974Partager sur
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Fanny
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Trop de pudeur est sans doute un défaut ; mais le mariage lève bien des scrupules.
Si le mariage était une folie comme l’amour, je le hasarderais plus volontiers.
Se marier, c’est faire tout son possible pour se dégoûter réciproquement.
Un mariage devrait pouvoir être dissous dès que pour l’une des parties il devient cruauté.
Le mariage semble inventé pour récompenser les pervers.
D’une manière ou d’une autre, les mariages font ressortir les moments les plus fous de la vie des gens.
Le mariage ressemble à un procès, il s’y trouve toujours une partie de mécontente ; et si l’une dupe l’autre, la moitié des mariés joue certainement la comédie aux dépens de l’autre.
Mesdames, un deuxième conseil : ne vous mariez point ; le mariage est une greffe ; cela prend bien ou mal ; fuyez ce risque.
Il vaut mieux encore rompre le mariage que de se courber et de mentir.
En fait de mariage, il n’y a de reçu que ce qui est sensé, et il n’y a d’intéressant que ce qui est fou.

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