Les connaissances qu’ils vénéraient ont servi à mettre au point une arme si puissante qu’elle n’est plus une arme, mais une figure sacrée de l’apocalypse. Ils en ont tous été les oracles et les esclaves.
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- Il y a là un épanouissement dans la force, une santé dans la gaieté... Quelque chose de gaulois, de dru et de libre que l’on ne trouverait peut-être nulle par ailleurs que chez Rabelais.
- Entre les capitaines anciens, les plus belliqueux, et qui ont fait de plus grandes choses par astuce et ruze de guerre inventée de bon esprit, ont esté borgnes comme Philippus, antigonus, hannibal et Sertorius.
- Le jeûne préserve de l’enfer tel un bouclier au combat.
- Ce grand art de la guerre, art savant, mais terrible, et pourtant nécessaire, qui guérit quelques maux et nuit à tous les biens.
- Mon père avait vu venir la guerre sans illusion. C’est à lui également que l’on doit, dans la Grande Encyclopédie, les notices sur les fléaux qui ont désolé l’humanité et sur les dates fatidiques, sur l’an mil, la peste, les Huns.
- Les vedettes, c’était les derniers grands monstres sacrés. Ils l’étaient par leur talent, leur génie et parce qu’ils préservaient une forme de mystère.
- La peste a pris la relève de la lèpre comme modèle de contrôle politique, et c’est là l’une des grandes inventions du XVIIIe siècle, ou en tout cas de l’âge classique et de la monarchie administrative.
- Les chars pompeux des Rajahs sont détruits par l’usure. - Notre corps va de même vers un anéantissement certain, mais le savoir du sage passe à un autre sage et ne côtoie jamais la destruction.
- Les martyrs représentent un des plus puissants leviers de l’humanité et peuvent transformer une populace altérée de sang en un groupe d’hommes prêts à mourir pour un idéal de justice ou de liberté.
- C’était fou, le pouvoir d’une légende, quand on se donnait la peine d’y croire.
- Le prêtre a triomphé du guerrier, par la ruse, en subvertissant les systèmes de valeur. Toute l’origine de la morale est là.
- Ce fut ce qui plus asseura les soudards d’Aratus, pource qu’ils estimerent que le veneur fust de l’intelligence, et qu’il aidast à celer leur emblée.
- C’est ainsi que l’on devient un homme, un conquérant, un Attila en herbe : en reniant son passé, en écrasant autrui; surtout s’il est petit; surtout s’il nous renvoie l’image de ce que l’on fut naguère.
- Elle voulait qu’Azuka apprenne les coutumes de ces étrangers parce que si les uns dominaient les autres, ce n’était pas parce qu’ils avaient plus de valeur mais parce qu’ils avaient de meilleurs fusils.
- Il est toujours arrivé que des tyrans, pour affermir leur pouvoir, se sont efforcés d’éduquer leur peuple non seulement à l’obéissance et à la servilité envers lui-même, mais aussi à l’adoration.