Les chars pompeux des Rajahs sont détruits par l’usure. - Notre corps va de même vers un anéantissement certain, mais le savoir du sage passe à un autre sage et ne côtoie jamais la destruction.
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- La vigilance est le chemin du royaume immortel. La négligence celui qui conduit à la mort.
- Toutes les formes créées sont irréelles. » Une fois que la sagesse a fait comprendre cela, on est à l’épreuve de la douleur. Ceci est le sentier de la pureté.
- Si un homme parle ou agit avec un mauvais esprit, la souffrance le suit d’aussi près que la roue suit le sabot du boeuf tirant le char.
- Bonne ou mauvaise, abondante ou restreinte, la pensée, essence de l’âme humaine, est une force qui survit à la destruction du corps.
- Nous, les humains, avons perdu la sagesse de se reposer et de se détendre véritablement. On s’inquiète trop. Nous ne permettons pas à nos corps de guérir, et nous ne permettons pas à nos esprits et à nos coeurs de guérir.
- La civilisation n’est que l’usage efficace du corps, et surtout du système nerveux. Le trait qui distingue l’homme éduqué du barbare, c’est le contrôle de l’imagination, des démons, des rêves.
- Le déni de l’anatomie et du corps comme destin ne date pas d’hier. Il fut bien plus virulent dans toutes les sociétés antérieures à la nôtre. Ritualiser, cérémonialiser, affubler, masquer, mutiler, dessiner, torturer – pour séduire : séduire les dieux, séduire les esprits, séduire les morts. Le corps est le premier grand support de cette gigantesque entreprise de séduction.
- On porte ses défauts comme on porte son corps, sans le sentir.
- La plus grande partie du corps ne parle que pour souffrir. Tout organe qui se fait connaître est déjà suspect de désordre. Silence bienheureux des machines qui marchent bien.
- J’ai découvert que l’on pouvait supporter l’insupportable si l’on gardait le moral même quand le corps souffrait.
- On a toujours assez de courage pour supporter les maux d’autrui, a dit Chamfort. Nous le savons de reste. Mais avec combien plus de sagesse s’y résigne-t-on quand on sait la loi du Karme et que l’on croit aux réincarnations.
- Le Jabiru ne mange pas le poisson qui se débat. Il l’ingurgite mort. Il le saisit donc et referme son bec sur lui, sur la tête, sur le corps, le lance, le rattrape, le relance, le rattrape jusqu’à ce que mort s’ensuive.
- Le comble de l’avare ? - Offrir son corps à la science pour éviter les frais d’enterrement.
- Le corps a ses grâces, l’esprit ses talents, le coeur n’aurait-il que des vices ?
- C’est dans la maladie que nous nous rendons compte que nous ne vivons pas seuls, mais enchaînés à un être d’un règne différent, dont des abîmes nous séparent, qui ne nous connaît pas et duquel il est impossible de nous faire comprendre : notre corps.