On porte ses défauts comme on porte son corps, sans le sentir.
Philosophe, 1788-1860Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
On porte ses défauts comme on porte son corps, sans le sentir.
Philosophe, 1788-1860Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Notre dégoût n’est point un défaut et une insuffisance des objets extérieurs, comme nous aimons à le croire, mais un épuisement de nos propres organes, et un témoignage de notre faiblesse.
Habiter un corps (grandir jouir souffrir mourrir) signifie : être en manque avant de disparaître.
C’est dans la maladie que nous nous rendons compte que nous ne vivons pas seuls, mais enchaînés à un être d’un règne différent, dont des abîmes nous séparent, qui ne nous connaît pas et duquel il est impossible de nous faire comprendre : notre corps.
Quand on est témoin de leur mal, on en souffre. Les plus pervers ne sauraient perdre tout à fait ce penchant : souvent il les met en contradiction avec eux-mêmes.
Tout ce qui nous gêne nous permet de nous définir. Sans infirmités, point de conscience de soi.
La plus grande partie du corps ne parle que pour souffrir. Tout organe qui se fait connaître est déjà suspect de désordre. Silence bienheureux des machines qui marchent bien.
L’isolement, la fierté, deviennent nos seules défenses, comme pour cacher une blessure, cacher notre… Notre imperfection.
La douleur, c’est comme un corps étranger. On finit par fabriquer une coque, pour ne plus la sentir. Mais on ne peut pas guérir de ce qu’on ne sent pas.
Les natures au cœur sur la main ne se font pas l’idée des jouissances solitaires de l’hypocrisie, de ceux qui vivent et peuvent respirer la tête lacée dans un masque.
Aimer, c’était sans doute se montrer nu à l’autre. Nu dans sa force, et nu dans sa fragilité.

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