Habiter un corps (grandir jouir souffrir mourrir) signifie : être en manque avant de disparaître.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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On porte ses défauts comme on porte son corps, sans le sentir.
La tendresse, c’est quand on n’a pas de désir. On se caresse la joue avant de s’endormir.
Plus on tente de s’en sortir et plus on s’essouffle, plus on manque d’air.
Partout même habitude de se donner corps et âme, même besoin de se dévouer, même désir de porter et d’exercer quelque part l’art de bien souffrir et de bien mourir.
L’absence d’un être cher permet d’en mesurer le manque.
Il y a plus important que survivre, c’est se sentir hors d’atteinte.
Si l’on cache sa souffrance elle disparaît.
L’instant de l’extrême fatigue, de l’extrême conscience, de l’extrême raison, veut l’immobilité totale, la non-défense, n’importe comment tu tombes, sur le ventre ou sur le dos.
Les jours s’enfilent et se suivent sans se ressembler. Les plaies se referment ; l’oubli atténue les souffrances.
Durant la vie, on reste assis sans se reposer. Une fois mort, on se repose sans s’asseoir.

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