L’endroit le plus érotique d’un corps n’est-il pas là où le vêtement bâille ?
Écrivain, 1915-1980L’endroit le plus érotique d’un corps n’est-il pas là où le vêtement bâille ?
Écrivain, 1915-1980Partager sur
Source vérifiée
Le plaisir du texte
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La tendance est au manque de rigueur rigoureusement ordonné : vêtements vendus froissés et bien décidés à le demeurer ; chevelures ébouriffées sans qu’on puisse démêler la part du coiffeur et celle du vent.
Humilité attendrie et attendrissante de pataud qui n’a oncques su délacer un corset sans en embrouiller les cordons.
L’habit à la grecque est bien plus commode et plus beau que les habits étriqués dont toute l’Europe fait usage et dont aucun sculpteur ne veut ni ne peu vêtir ses statues, de crainte de les faire paraître ridicules et mesquines.
Chez une femme, c’est souvent le décolleté qui l’habille.
On ne doit pas plus exhiber sa culture que ses biceps. Il faut qu’elle saille sous la phrase comme les muscles sous le vêtement.
S’habiller est un mode de vie.
La misère ne s’empreint pas seulement sur les vêtements ; elle s’empreint sur la beauté. Cela se mêle au point qu’on pourrait dire que le vêtement devient maigre et le visage pauvre.
Les corps des morts c’est comme des écorces vides. Des trucs qu’on abandonne ici pour pouvoir partir ailleurs, plus léger.
Une étroite robe, ou, pour mieux dire, un fourreau de gaze transparente, moulait exactement les contours juvéniles de son corps élégant et frêle.
Les préliminaires, c’est mettre le corps à l’ouvrage.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.