Le Jabiru ne mange pas le poisson qui se débat. Il l’ingurgite mort. Il le saisit donc et referme son bec sur lui, sur la tête, sur le corps, le lance, le rattrape, le relance, le rattrape jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Image : Le Jabiru ne mange pas le...

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- Qui s’est abaissé devant une fourmi, n’a plus à s’abaisser devant un lion.
- Sous le fardeau de ta paresse Ta tête d’enfant Se balance avec la mollesse D’un jeune éléphant, et ton corps se penche et s’allonge Comme un fin vaisseau Qui roule bord sur bord et plonge Ses vergues dans l’eau.
- Les chars pompeux des Rajahs sont détruits par l’usure. - Notre corps va de même vers un anéantissement certain, mais le savoir du sage passe à un autre sage et ne côtoie jamais la destruction.
- Un corps de vieillard, maigre telle une aigle de blason, et son cou pousse tout seul, dressant en l’air une tête hérissée, aiguë...
- Son corps gît délaissé sur un grabat, d’où le juge est obligé de le faire enlever, non comme le corps d’un homme, mais comme une immondice dangereuse aux vivants.
- Le lion jeune le vieux surmontera - En champ bellique par singulier duel, - Dans cage d’or ses yeux lui crèvera, - Deux plaies une, puis mourir, mort cruelle.
- Un Ane accompagnait un Cheval peu courtois, celui-ci ne portant que son simple harnois, et le pauvre Baudet si chargé qu’il succombe. Il pria le Cheval de l’aider quelque peu : Autrement il mourrait devant qu’être à la ville.
- L’animal même sauvage, quand on le tient enfermé, oublie son courage.
- Un Pet qui pour sortir a fait un vain effort, dans les flancs déchirés reportant sa furie, souvent cause la mort D’un mortel constipé qui touche au sombre bord, un Pet à temps laché pourrait sauver la vie.
- Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé alors le visage pale s’apercevra que l’argent ne se mange pas.
- Face à la nourriture, le corps ne sait rester neutre; il est prêt à toutes les folies, à toutes les fantasmagories, et la mort ne lui fait plus peut.
- Le poisson peut être harponné dans l’eau profonde, - L’oiseau tué haut dans l’air, - Le coeur humain demeure inaccessible, - On ne peut l’atteindre, ni le saisir au piège !
- La vie, c’est comme une bête qu’il faut dompter. Il faut bander ses muscles comme un pêcheur mettant à l’eau une pirogue rétive. À tout moment, la lame risque de la submerger, de l’emporter. Néanmoins il tient bon.
- Le méfiant est fatalement voué au malheur. Tout comme l’acide corrode son contenant, le soupçon le ronge à force de se préserver jour et nuit de l’humanité tout entière.
- Les caresses ne sont que d’inquiets transports, infructueux essais du pauvre amour qui tente L’impossible union des âmes par les corps. Vous êtes séparés et seuls comme les morts, misérables vivants que le baiser tourmente !