La peste a pris la relève de la lèpre comme modèle de contrôle politique, et c’est là l’une des grandes inventions du XVIIIe siècle, ou en tout cas de l’âge classique et de la monarchie administrative.
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- A l’origine de l’humanité, il y avait deux catégories de gens : ceux qui se vouaient à l’agriculture et à l’élevage, et puis ceux qui étaient bien obligés de protéger les premiers, parce que les animaux sauvages et féroces risquaient de manger les femmes et les enfants, détruire les récoltes, dévorer les troupeaux, etc.
- La grande réforme politique du siècle dernier a consisté à accorder le droit de vote à un nombre toujours accru de citoyens. Désormais la grande réforme politique de ce siècle voulue par les Tories consiste à permettre l’accès à la propriété à un nombre toujours accru de ces mêmes citoyens.
- Le meilleur régime politique est la monarchie absolue tempérée par l’assassinat.
- Les rois deviendront tyrans par politique lorsque les sujets seront rebelles par principe.
- Le génie humain est décidément stupéfiant qui a fait les trains plus larges que les voies, les plafonds plus hauts que les locataires et qui situe le dialogue politique assez bas pour divertir les insectes sociaux.
- Il me paraît donc certain que non seulement les gouvernements n’ont point commencé par le pouvoir arbitraire, qui n’en est que la corruption, le terme extrême, et qui les ramène enfin à la seule loi du plus fort, dont ils furent d’abord le remède.
- L’Antiquité nous offre en effet partout, en Égypte, en Perse, en Grèce, à Rome, le spectacle de quelques hommes manipulant à leur gré l’humanité asservie par la force ou par l’imposture.
- La démocratie, c’est la ménopause des sociétés occidentales, la Grande Ménopause du corps social. Et le fascisme est leur démon de midi.
- La révolution Française n’a pas appelé au pouvoir le peuple français, mais cette classe artificielle qu’est la bourgeoisie qui s’est de plus en plus abâtardie jusqu’à devenir traîtresse à son propre pays.
- Les connaissances qu’ils vénéraient ont servi à mettre au point une arme si puissante qu’elle n’est plus une arme, mais une figure sacrée de l’apocalypse. Ils en ont tous été les oracles et les esclaves.
- Nous sommes les Romains de l’an trois cent cinquante : Les Barbares déjà déferlent, assiégeant Les confins de l’Empire où leur houle fréquente Fait veiller tard les chefs aux vains lauriers d’argent.
- Les innovateurs sont presque toujours des persécutés; en religion, ce sont des hérétiques; en philosophie, des crânes fêlés; en science, des gens qui parlent au diable; en politique, généralement des imbéciles, parfois des idoles.
- Ce qui tuera l’ancienne société, ce ne sera ni la philosophie, ni la science. Elle ne périra pas par les grandes et nobles attaques de la pensée, mais tout bonnement par le bas poison, le sublimé corrosif de l’esprit français : la blague.
- Changement climatique, catastrophes écologiques, pression démographique : c’était le siècle de tous les dangers, disaient certains, qui allaient jusqu’à le qualifier de "goulet d’étranglement de l’humanité".
- Pour être un grand homme dans les lettres, ou du moins opérer une révolution sensible, il faut, comme dans l’ordre politique, trouver tout préparé et naître à propos.