La grande réforme politique du siècle dernier a consisté à accorder le droit de vote à un nombre toujours accru de citoyens. Désormais la grande réforme politique de ce siècle voulue par les Tories consiste à permettre l’accès à la propriété à un nombre toujours accru de ces mêmes citoyens.
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- Ce qui importe ici, c’est seulement de constater que, partout, une fonction sociale est à la base de la domination politique, et que la domination politique n’a aussi subsisté à la longue que lorsqu’elle remplissait cette fonction sociale qui lui était confiée.
- La politique, c’est fait pour donner aux gens des raisons de vivre.
- Les jeunes aujourd’hui, comme en France, veulent du travail, de l’éducation, avoir une voiture, pouvoir payer l’essence Ils ne semblent plus croire en des combats politiques. Qu’ils chantent, qu’ils écrivent, qu’ils parlent rien ne change. La politique est devenue une sorte de spectacle de marionnettes.
- Le capital, sujet immense et qui peut bien être le pivot d’une économie politique.
- L’opposition entre les dominants et les dominés fait ainsi son grand retour. Les "people" ont remplacé le peuple. L’idéologie dominante, majoritairement dans les milieux du pouvoir, de plus en plus minoritaire dans les couches populaires, renvoie comme toujours à une classe dominante.
- Le moyen de mener des réformes indispensables, c’est que les majorités qui alternent au pouvoir aient le courage de les mettre en vigueur.
- Plus la politique devient technique, plus la compétence démocratique régresse.
- On veut avant tout fonder un Etat juste, et l’on ne s’aperçoit pas que l’on brise la liberté, que l’on fait une révolution sociale et non une révolution politique, que l’on pose la base d’un despotisme semblable à celui des Césars sur l’ancienne Rome.
- Pour être un grand homme dans les lettres, ou du moins opérer une révolution sensible, il faut, comme dans l’ordre politique, trouver tout préparé et naître à propos.
- Les hommes politiques mesurent leur pouvoir au nombre des faveurs qu’on vient leur demander.
- Voitures, argent, bling-bling, smartphones c’est ça maintenant la liberté ! Comment se transforme-t-on en démocratie ? Comment explique-t-on que la démocratie ce n’est pas la propriété et la consommation ostentatoire mais la liberté, la liberté d’expression, d’association ?
- La politique est une arithmétique. Calculette en main, les politiciens doivent faire le compte des intérêts corporatistes qu’ils souhaitent défendre, en défalquant ceux que leur programme ne peut entériner pour des raisons de principes, de tradition ou simplement d’incompatibilité.
- Imprudente démocratie qui a donné aux citoyens le pouvoir de voter contre elle sans prévoir que les caprices du suffrage universel seraient capables de la menacer davantage qu’une hypothétique dictature.
- La politique a ses impératifs et ses impérators.
- Le métier politique consiste à revendiquer le pouvoir, lequel a deux fonctions principales dans la société. Un, c’est d’y exercer le monopole public de la violence pour ne pas la laisser à la violence privée – il y faut de la police – ou à la violence internationale – il y faut se défendre. Et deux, de canaliser la circulation de l’argent. On touche au sale, par définition. Et on se salit quand on touche au sale, même si les motifs sont propres. Et quiconque prétend faire de la politique en négligeant ces deux aspects est un amateur, et tant qu’angélique il est dangereux.