Le capital, sujet immense et qui peut bien être le pivot d’une économie politique.
1801-1850Le capital, sujet immense et qui peut bien être le pivot d’une économie politique.
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Oeuvres complètes. Mises en ordre, rev. annotées d'apres les manuscrits de l'auteur
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La politique a ses impératifs et ses impérators.
La politique est comme la chasse, on entre en politique comme on entre dans l’association des chasseurs. La grande brousse où opère le chasseur est vaste, inhumaine et impitoyable comme l’espace, le monde politique.
La politique est l’art du possible.
Géométrie politique : le carré de l’hypoténuse parlementaire est égal à la somme de l’imbécillité construite sur ses deux côtés extrêmes.
La politique est une arithmétique. Calculette en main, les politiciens doivent faire le compte des intérêts corporatistes qu’ils souhaitent défendre, en défalquant ceux que leur programme ne peut entériner pour des raisons de principes, de tradition ou simplement d’incompatibilité.
Et la politique, c’est ce qu’il y a dans la vie de moins essentiel et de moins précieux. La politique, c’est l’écume sale sur la surface de la rivière, alors qu’en fait la vie de la rivière s’accomplit à une bien plus grande profondeur.
La politique est plus difficile que la physique.
Quand le gouvernement passe, par exception, à la multitude, c’est la richesse qui prend, contre sa nature, une sorte de moralité.
L’économie politique n’a pas, dans tout son vocabulaire, un mot qui ait autant excité la fureur des réformateurs modernes que le mot Concurrence, auquel, pour le rendre plus odieux, ils ne manquent jamais d’accoler l’épithète : anarchique.
Les industries géantes qui polluent notre planète et violent les droits de l’homme dans le monde sont celles qui sont les plus proches et les plus chères au cœur des politiciens américains.

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