Le même événement qui se présente d’une façon si intéressante dans la tête d’un homme d’esprit, n’offrirait plus, conçu par un cerveau plat et banal, qu’une scène insipide de la vie de tous les jours.
Philosophe, 1788-1860Le même événement qui se présente d’une façon si intéressante dans la tête d’un homme d’esprit, n’offrirait plus, conçu par un cerveau plat et banal, qu’une scène insipide de la vie de tous les jours.
Philosophe, 1788-1860Partager sur
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Parerga et paralipomena: Aphorismes sur la sagesse dans la vie
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Désordre dans le corps, erreur dans l’esprit, l’un nourrissant l’autre, voilà le réel de l’imagination.
Ce serait le comble de la folie de prétendre amener tous les hommes à penser d’une manière uniforme.
Rien ne prédispose davantage à l’aspect pensif que l’absence totale de pensée.
L’esprit qui s’obstine finira par plier les choses à son idée, au lieu de régler sa pensée sur les choses.
À quoi serviraient les expériences sans la perspective de les répéter ? La vie, au fond, était un nombre infini de variations sur un même thème.
La vie serait sans doute insupportable sans une certaine inconscience.
Il me semble que l’existence humaine n’est guère plus qu’un croquis, esquissé sur le Temps, sans grande réflexion, avec peu de soin, ni aucun sens du dessin.
Les conceptions les plus hardies, les spéculations les plus légitimes, ne prennent un corps et une âme que le jour où elles sont consacrées par l’observation et l’expérience.
La vie absurde qui remue ses oreilles d’âne.
Tout porte à croire qu’il existe un certain point de l’esprit d’où la vie et la mort, le réel et l’imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l’incommunicable, le haut et le bas cessent d’être perçus contradictoirement.

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