Sans espoir, la paix de ton ménage, tant que ta belle-mère est en bonne santé.
ÉcrivainSource : Satires, VI, 232
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Sans espoir, la paix de ton ménage, tant que ta belle-mère est en bonne santé.
ÉcrivainSource : Satires, VI, 232
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Pour aimer la vie paisible et domestique, il faut la connaître ; il faut en avoir senti les douceurs dès son enfance. Ce n’est que dans la maison paternelle qu’on prend du goût pour sa propre maison.
Arrive-t-il quelque bonheur ? Vite, à sa mère on le raconte ; C’est dans son sein consolateur Qu’on cache ses pleurs ou sa honte. A-t-on quelques faibles succès, on ne triomphe que pour elle Et que pour répondre aux bienfaits De la tendresse maternelle.
Heureuse la famille qui, dans l’union la plus pure, coule au sein de l’amitié et de l’amour ses paisibles jours, et semble n’avoir qu’un cœur à tous ses membres ! Ô innocence des mœurs, douceur d’âme, antique simplicité, que vous êtes aimables !
Une vie tranquille et dirigée par la sagesse demeure inébranlable et conserve les familles.
Soyez doux chaque jour avec votre mère. Aimez-la mieux que je n’ai su l’aimer.
Le bonheur est à votre foyer, ne le cherchez pas dans le jardin des étrangers.
Si votre cœur est en paix, rien ne peut vous déranger.
Point de bonheur, point de paix en ménage Sans droits communs et sans égalité. À nos Epoux tu fis tout l’avantage : Tout est pour eux, la voix et le plumage.
Courage !
Tu es mort sans avoir eu à pleurer aucun de tes enfants et en laissant vivante l’épouse que tu aimais.
O toi, dont les soins prévoyants, dans les sentiers de cette vie Dirigent mes pas nonchalants, ma mère, à toi je me confie. Des écueils d’un monde trompeur Ecarte ma faible nacelle. Je veux devoir tout mon bonheur A la tendresse maternelle.

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