C’est l’incarcération qui pousse à aller au-delà des murs. Que faire d’un personnage beau, riche, en bonne santé, jeune et amoureux ? Si tout se passe bien pour lui, je n’écris pas cinq pages !
Image : C’est l’incarcération qui pousse à aller...

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- Je ne sais l’exprimer : un être heureux, il vit comme au-dessus de tous les autres. Et cela, on n’a même pas à le lui pardonner, parce qu’il l’a comme on a la santé, ou la beauté.
- Il y a là un épanouissement dans la force, une santé dans la gaieté... Quelque chose de gaulois, de dru et de libre que l’on ne trouverait peut-être nulle par ailleurs que chez Rabelais.
- Pense dans l’opulence à jouir de la vie, ne te refusant rien pour la santé du corps : Le riche a des écus; mais, par la maladie, il perd le plus grand des trésors.
- Le même événement qui se présente d’une façon si intéressante dans la tête d’un homme d’esprit, n’offrirait plus, conçu par un cerveau plat et banal, qu’une scène insipide de la vie de tous les jours.
- T. H., qui a fait quatre ans de prison, à ma question : Comment avez-vous pu supporter ? Me dit : Par l’humour. Si j’avais pris au sérieux ma situation, je n’aurais pu tenir.
- Aussi agréable soit-il, un lieu dont on ne peut sortir est une prison, ingrid. Et moi, j’ai soif de liberté et d’horizons, fût -ce au prix du froid et de la faim.
- Dans ma jeunesse, j’étais un putain de tueur à gages ! J’ai bien peur que dans cette histoire, il n’y ait rien à gagner. Ça tombe très bien. Moi, j’ai rien à perdre !
- Mon âme, il faut partir. Ma vigueur est passée, - Mon dernier jour est dessus l’horizon. - Tu crains ta liberté. Quoi ! N’es-tu pas lassée - D’avoir souffert soixante ans de prison ?
- L’homme ne s’aperçoit pas qu’on l’étouffe, mais en plus il revendique sa famille, son travail, son système politique et la plupart de ses prisons comme autant de formes «d’expression de sa personnalité».
- On ne quitte pas aisément sa famille, sa maison, ses amis, son travail, son passé. Ceux qui le feront seront des gens moralement à bout de force. Leur audace se révélera celle du désespoir.
- Un écrivain est grand non par lui-même mais par la grandeur de ce qu’il nomme, et je ne sais pas d’autre grandeur que celle de la vie faible, humiliée par le monde.
- Etre écrivain, c’est sans doute combler les trous de sa propre vie avec l’étoffe rapiécée des destins qui nous dépassent.
- Une vraie brute, vous voulez dire. Non, seulement un homme pourri par l’argent. Ah, l’argent ! Qu’on en ait ou qu’on en manque, c’est toujours lui la cause du mal.
- Prison de l’Etre, ne peut-on se libérer de toi ? - Prison de la pensée, ne peut-on se libérer de toi ?
- L’homme a beau être blasé, guéri de tous les enthousiasmes, revenu de tous les emportements, il reste en lui un fonds éternel de jeunesse. L’amour est une aventure qui garde son attirance. De manière générale, sans doute.