J’avale ce voyage comme une médecine…
Écrivaine, 1626-1696J’avale ce voyage comme une médecine…
Écrivaine, 1626-1696Partager sur
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Lettres de Madame de Sévigné
Le roi d’Angleterre est à la voile du 17% et arrivé en Irlande le 19e. Le petit Mailly, qui l’a conduit jusqu’à Brest, est de retour Adieu, ma très-aimable je crains de m’éloigner de vous, cela me fait mal:j’avale ce voyage comme une médecinece qui me fàche, c’est que je n’ai point de temps à jeter; tout de bon, je pense quelquefois bien tristement et quoique soumise à la Providence qui nous sépare, où en serois-je, si je ne vivois dans l’espérance de nous revoir?
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À force d’être malade on finit par devenir un bon médecin.
J’aurai recours à la médecine le plus tard que faire se pourra ; je la regarde comme la sœur presque jumelle de la métaphysique, par son incertitude.
J’avais la tête bruissante comme après un long voyage en diligence.
Un médecin que j’ai encore jamais vu avance vers moi, raide comme l’injustice de ce qu’il a à me dire.
Il n’y a de vrai, décidément, que la médecine, peut-être aussi la politique, la finance et le sacerdoce que je n’ai pas encore essayés.
Pain en voyage, n’est pas fardeau.
J’ai beaucoup d’estime pour les gens patients. À mes yeux, ce sont les vrais sages d’aujourd’hui. Des presque saints. Il faut garder son âme bien groupée pour atteindre l’état de patience.
J’en suis à prendre huit médicaments. Faut-il que j’en aie, une santé !
Il faut que la pensée voyage et contemple, si l’on veut que le corps soit bien.
Soixante-trois ans. Vouloir la vie comme si j’en avais trente. Un sac à dos épuisant. Des bouts de santé qui foutent le camp. Être au mieux avec la mémoire. En couleurs ou noir et blanc. Selon le bouleversement.

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