- Ce qu’il y a de plus terrible dans la mort, c’est de ne pas pouvoir aller à ses rendez-vous du lendemain.
- Les morts ne meurent que s’ils meurent dans nos cœurs. Ils vivent si nous les chérissons, si nous honorons leur mémoire, si nous posons sur leurs tombes les mets qui de leur vivant ont eu leurs préférences, si à intervalles réguliers nous nous recueillons pour communier dans leur souvenir. Quelques mots suffisent à les rameuter, pressant leurs corps invisibles contre les nôtres, impatients de se rendre utiles.
- Les morts sont des invisibles, ils ne sont pas des absents.
- Si je vois venir la mort, j’aurai la politesse d’être assez odieux pour qu’on ne me regrette pas trop.
- La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort.
- Les morts, on sait où ils vont, mais les vivants ? Leur éloignement est plus mystérieux que celui des morts.
- La vie est une grande surprise. Pourquoi la mort n’en serait-elle pas une plus grande ?
- Dans l’appréhension de la mort, il y a trois peurs distinctes, l’inconnu de la date où l’on mourra, l’inconnu de la manière dont on mourra et l’inconnu de la mort elle-même.
- La vie ne pose pas de question et le suicide n’est pas une réponse.
- La mort est une maladie de l’imagination.
- La mort, c’est tellement obligatoire que c’est presque une formalité.
- C’est le propre des gens normaux que de considérer la mort comme surgissant de l’extérieur, et non comme une fatalité inhérente à l’être. L’une des plus grandes illusions consiste à oublier que la vie est captive de la mort.
- Mourir, c’est être sur le point de renaître sous une autre forme.
- C’est bon de mourir pour quelque chose. De se dire qu’on est un petit grain de sable, c’est tout, mais qu’à force de mettre des grains de sable dans la machine, un jour, elle grincera et elle s’arrêtera.
- Mourir, c’est enterrer tout le monde en une seule fois.
- Nous devons oublier nos morts en tant que morts, mais il nous est permis de suivre leur modèle et de perpétuer leurs œuvres, le reste n’est que simagrées.
- La mort est le prix de la vie.
- Si j’ai l’occasion, j’aimerais mieux mourir de mon vivant !
- La mort est une formalité désagréable, mais tous les candidats sont reçus.
- Quand on a pas d’imagination, mourir, c’est peu de chose.
- La mort, ce secret qui appartiendra à tout le monde.
- Je ne sais pas ce qui m’inquiète à propos de la mort : sans doute les horaires.
- Quand on défie la mort on ne gagne qu’en perdant définitivement.
- Ce n’est pas la peine de se tuer, puisqu’on se tue toujours trop tard.
- Bien sûr, on ne choisit pas le lieu de sa naissance. Mais dans une certaine mesure, on peut choisir celui de sa mort.
- Je ne vais pas mal. Mais rassurez-vous, un jour, je ne manquerai pas de mourir.
- La mort n’arrive qu’une fois, et se fait sentir à tous les moments de la vie : il est plus dur de l’appréhender que de la souffrir.
- Si l’on envisage la mort elle-même, et si, divisant sa notion, on en écarte les fantômes dont elle s’est revêtue, il ne restera plus autre choses à penser, sinon qu’elle est une action naturelle. Or celui qui redoute une action naturelle est un enfant.
- La mort elle aussi brille par son absence.
- Morte !... Morte !... Il y a de ces mots qu’on prononce sans pouvoir les comprendre.
- Les maux du corps donnent l’idée de la mort, les peines de l’âme celles de l’éternité.
- Quand un homme regarde trois matchs de football d’affilée, il devrait être déclaré légalement mort.
- Par l’absence à la mort vous vous accoutumez.
- Les Irlandais. Ce peuple est si malheureux qu’il a toujours festoyé la mort comme une amie, et que nul danger ne peut l’éloigner d’une cérémonie funèbre.
- C’est si difficile de vivre quelquefois, la mort nous semble d’une douceur infinie, un grand repos, une douce quiétude, le vide, le néant et puis plus rien.
- Tout plaisir est vil qui fleurit sur la mort.
- Ma mort est comme une sentinelle, lasse de tout ce qu’elle a pris.
- Plus vous êtes proche de la mort, plus vous vous sentez vivant. C’est une merveilleuse façon de vivre, et la seule façon de piloter.
- Pour certains, la mort c’est la seule façon qu’ils ont de se prouver qu’ils étaient vivants.
- Il est préférable de mourir de mort naturelle que d’ennui.