- Et ces deux âmes, soeurs tragiques, s’envolèrent ensemble, l’ombre de l’une mêlée à la lumière de l’autre.
- L’orgueil est lion, l’égoïsme est tigre, la vanité est chatte.
- La presse a succédé au catéchisme dans le gouvernement du monde. Après le Pape, le papier.
- Les vieillards ont besoin d’affections comme de soleil. C’est de la chaleur.
- En littérature, le plus sûr moyen d’avoir raison, c’est d’être mort.
- Les maîtres d’école sont des jardiniers en intelligences humaines.
- Le premier symptôme de l’amour vrai chez un jeune homme, c’est la timidité, chez une jeune fille, c’est la hardiesse.
- L’unique but de la science, s’est d’être immensément joyeux.
- L’amour, c’est le creuset sublime où se fait la fusion de l’homme et de la femme.
- Aimer ou avoir aimé, cela suffit. Ne demandez rien ensuite. On n’a pas d’autre perle à trouver dans les plis ténébreux de la vie. Aimer est un accomplissement.
- Rien ne dompte la conscience de l’homme, car la conscience de l’homme, c’est la pensée de Dieu.
- Dieu a fait un nœud que l’homme cherche à dénouer avec deux mains : la philosophie et la science.
- S’il existe une réalité qui dépasse le rêve, c’est ceci : Vivre.
- Il y a toujours dans le bonheur, même des meilleures gens, un peu d’insolence aimable qui défie les autres d’en faire autant.
- La société ne doit pas « punir pour se venger »; elle doit corriger pour améliorer.
- Être contesté, c’est être constaté.
- Aimer quelqu’un, c’est lui donner de l’importance à ses propres yeux, l’aider à croire en lui-même.
- Chose étrange, après dix-huit siècles de progrès, la liberté de l’esprit est proclamée, la liberté de cœur ne l’est pas. Et pourtant aimer n’est pas un moins grand droit de l’homme que penser.
- Waterloo n’est point une bataille : c’est le changement de front de l’univers.
- La vie est une fleur, l’amour en est le miel.
- Ceux qui vivent sont ceux qui luttent.
- La fraternité n’est qu’une idée humaine, la solidarité est une idée universelle.
- Penser, voilà le triomphe vrai de l’âme.
- Le théâtre doit faire de la pensée le pain de la foule.
- La poésie est de toutes les choses humaines la plus voisine des choses divines.
- La pensée est plus qu’un droit, c’est le souffle même de l’homme.
- L’enfer est tout entier dans ce mot : solitude.
- L’amour est une panique de la raison.
- En amour, tel mot, dit tout bas, est un mystérieux baiser de l’âme à l’âme.
- Aimer, c’est savourer, au bras d’un être cher, la quantité de ciel que Dieu mit dans la chair...
- Oui, aimer, voilà le vrai fond de penser, cette loi est la mienne.
- Je t’aime un peu plus que tout le temps qui s’est écoulé depuis ce matin.
- La prière est la soeur tremblante de l’amour.
- Naît-on deux fois ? Oui. La première fois, le jour où l’on naît à la vie; la seconde fois, le jour où l’on naît à l’amour.
- Savoir étant sublime, apprendre sera doux.
- C’est une des choses les plus difficiles et les plus nécessaires de la vie que d’apprendre à dédaigner. Le dédain protège et écrase. C’est une cuirasse et une massue.
- La beauté de l’art, c’est de n’être pas susceptible de perfectionnement.
- L’architecture ne sera plus l’art social, l’art collectif, l’art dominant. Le grand poème, le grand édifice, la grande Ïuvre de l’humanité ne se bâtira plus, elle s’imprimera.
- La musique est la vapeur de l’art. Elle est à la poésie ce que la rêverie est à la pensée, ce que le fluide est au liquide, ce que l’océan des nuées est à l’océan des ondes.
- Ne rien faire est le bonheur des enfants et le malheur des vieux.