Waterloo n’est point une bataille : c’est le changement de front de l’univers.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons Waterloo n’est point une bataille : c’est le changement de front de l’univers.
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Source vérifiée
Les Misérables (1862), tome 2, livre 1, chapitre 9
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement.
Le changement ne roule pas sur les roues de l’inévitabilité, mais passe par une lutte continue.
Il n’y a rien de plus stable que le changement.
Le changement n’est plus ce que nous faisons mais ce qui nous arrive.
Le monde est en perpétuel mouvement, notre monde est la proie d’un changement constant. Tout change. Telle est la loi de la vie.
Après qu’il y ait de grands troubles parmi l’humanité, un plus grand est préparé. Le grand moteur de l’univers renouvellera le temps, la pluie, le sang, la soif, la famine, les armes d’acier et la maladie. Dans les cieux, un feu vu.
Ainsi tourne le monde : manège, que domine le temps et que module l’histoire. Pourtant, des rênes fragiles — celles de la liberté — demeurent entre nos mains ; guidant hors des pistes nos provisoires montures vers notre propre destin.
On voyage pour changer, non de lieu, mais d’idées.
Du moment que l’homme cesse de croire qu’un jour viendra ou il se changera en dieu, on peut être certain qu’il est mur pour se changer en asticot.
Le secret du changement consiste à concentrer son énergie pour créer du nouveau, et non pas pour se battre contre l’ancien.

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