L’architecture ne sera plus l’art social, l’art collectif, l’art dominant. Le grand poème, le grand édifice, la grande Ïuvre de l’humanité ne se bâtira plus, elle s’imprimera.
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- La musique est la vapeur de l’art. Elle est à la poésie ce que la rêverie est à la pensée, ce que le fluide est au liquide, ce que l’océan des nuées est à l’océan des ondes.
- L’art, c’est la création propre à l’homme. L’art est le produit nécessaire et fatal limitée, comme la nature est le produit nécessaire et fatal d’une intelligence finie. L’art est à l’homme ce que la nature est à Dieu.
- La beauté de l’art, c’est de n’être pas susceptible de perfectionnement.
- L’art assassiné par la géométrie, voilà l’architecture moderne.
- C’est ainsi qu’à notre époque la science se met au service de l’art pour rendre les maisons inhabitables.
- La modernité, c’est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l’art, dont l’autre moitié est l’éternel et l’immuable. Il y a eu une modernité pour chaque peintre ancien.
- Quand on est réduit à faire de la philosophie religieuse, c’est qu’il n’y a plus de religion; quand on fait de la philosophie de l’art, c’est qu’il n’y a plus d’art.
- Le progrès en art n’existe pas. Il y a de grands artistes dans tous les siècles, et dans tous les pays, il y a des développements de style, mais il n’y a pas de progrès.
- Trop de tableaux, trop d’objets. Qu’avions-nous besoin de tant de possessions ? N’est-ce pas une vraie manie ou une espèce de maladie d’avoir accumulé toutes ces œuvres d’art ?
- L’art moderne est - dans la mesure où il vaut quelque chose - un retour à l’enfance. Son thème éternel est la découverte des choses, découverte qui ne peut se produire, sous sa forme la plus pure, que dans le souvenir de l’enfance.
- L’Art est d’abord magique, puis religieux; au seizième siècle de notre ère, il renaît égocentrique; quatre cents ans plus tard il se fait peur sur les bords du néant; finalement il se jette tout entier dans les bras du marketing.
- Si l’on devait vivre éternellement, tout deviendrait monotone. C’est l’idée de la mort qui nous talonne. C’est la hantise et le désir de l’homme de laisser une trace indélébile de son éphémère passage sur cette terre qui donnent naissance à l’art.
- L’oeuvre d’art la plus grande et la plus remarquable finit tout de même par nous peser dans la tête comme un morceau de mensonge et de vulgarité, comme un morceau beaucoup trop gros de viande dans l’estomac.
- L’espérance de l’art a cessé d’être croyable.
- Il n’y a en art, ni passé, ni futur. L’art qui n’est pas dans le présent ne sera jamais.