- Rien ne dompte la conscience de l’homme, car la conscience de l’homme, c’est la pensée de Dieu.
- Dieu a fait un nœud que l’homme cherche à dénouer avec deux mains : la philosophie et la science.
- S’il existe une réalité qui dépasse le rêve, c’est ceci : Vivre.
- Il y a toujours dans le bonheur, même des meilleures gens, un peu d’insolence aimable qui défie les autres d’en faire autant.
- La société ne doit pas « punir pour se venger »; elle doit corriger pour améliorer.
- Être contesté, c’est être constaté.
- Aimer quelqu’un, c’est lui donner de l’importance à ses propres yeux, l’aider à croire en lui-même.
- Chose étrange, après dix-huit siècles de progrès, la liberté de l’esprit est proclamée, la liberté de cœur ne l’est pas. Et pourtant aimer n’est pas un moins grand droit de l’homme que penser.
- Waterloo n’est point une bataille : c’est le changement de front de l’univers.
- La vie est une fleur, l’amour en est le miel.
- Ceux qui vivent sont ceux qui luttent.
- La fraternité n’est qu’une idée humaine, la solidarité est une idée universelle.
- Penser, voilà le triomphe vrai de l’âme.
- Le théâtre doit faire de la pensée le pain de la foule.
- La poésie est de toutes les choses humaines la plus voisine des choses divines.
- La pensée est plus qu’un droit, c’est le souffle même de l’homme.
- L’enfer est tout entier dans ce mot : solitude.
- L’amour est une panique de la raison.
- En amour, tel mot, dit tout bas, est un mystérieux baiser de l’âme à l’âme.
- Aimer, c’est savourer, au bras d’un être cher, la quantité de ciel que Dieu mit dans la chair...
- Oui, aimer, voilà le vrai fond de penser, cette loi est la mienne.
- Je t’aime un peu plus que tout le temps qui s’est écoulé depuis ce matin.
- La prière est la soeur tremblante de l’amour.
- Naît-on deux fois ? Oui. La première fois, le jour où l’on naît à la vie; la seconde fois, le jour où l’on naît à l’amour.
- Savoir étant sublime, apprendre sera doux.
- C’est une des choses les plus difficiles et les plus nécessaires de la vie que d’apprendre à dédaigner. Le dédain protège et écrase. C’est une cuirasse et une massue.
- La beauté de l’art, c’est de n’être pas susceptible de perfectionnement.
- Parler, c’est abuser; penser, c’est usurper. La voix sert à se taire et l’esprit à ramper. Le monde est à plat ventre, et l’homme, altier naguère, doux et souple aujourd’ hui, tremble. - Paix ! Dit la guerre.
- L’indécision en effet est une solitude. Vous n’avez même pas votre volonté avec vous.
- Un soleil n’éclipse pas un soleil. Un soleil n’est jamais éclipsé que par des lunes.
- Ne pas être entendu n’est pas une raison pour garder le silence.
- L’homme est le travailleur du printemps, de la vie, de la graine semée et du sillon creusé, et non le créancier livide du passé.
- En littérature, je suis pour le grand contre le petit, et, en politique, je suis pour les petits contre les grands.
- Le pardon, quel repos !
- Mieux vaudrait encore un enfer intelligent qu’un paradis bête.
- C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches.
- Je vote l’abolition pure, simple et définitive de la peine de mort.
- Ô peuples, détrônez l’échafaud !... Lève-toi, sainte émeute de la vie contre la mort !
- La peine de mort, glorieusement abolie par la République en 1848, odieusement rétablie par Louis Bonaparte, reste abolie pour nous, abolie à jamais.
- Le monosyllabe a une étrange capacité d’immensité : mer, nuit, jour, bien, mal, mort, oui, non, dieu.