- Le bonheur veut tout le monde heureux.
- Je ne sais pourquoi je trouve du charme à regarder un champ inculte. Cela représente le possible.
- Vous m’offrez la cité... Je préfère les bois, car je trouve, voyant les hommes que vous êtes, plus de coeur aux rochers, moins de bêtise aux bêtes.
- C’est par le réel qu’on vit; c’est par l’idéal qu’on existe. Or, veut-on se rendre compte de la différence ? Les animaux vivent, l’homme existe.
- Mieux vaut une conscience tranquille qu’une destinée prospère. J’aime mieux un bon sommeil qu’un bon lit.
- La classe dite moyenne tient dans l’Etat la place que tient le ventre dans le corps humain : le milieu. Il y a des hommes qui sont le cerveau du progrès. Il y en a d’autres qui en sont les pieds.
- Aimer c’est la moitié de croire.
- Nos croyons le faux qui nous flatte. Vous feriez aisément croire que le blanc est noir à celui qui a des cheveux blancs.
- Dieu a fait deux dons à l’homme : l’espérance et l’ignorance. L’ignorance est le meilleur des deux.
- Dieu s’est fait homme; soit ! Le diable s’est fait femme !
- Le mot, c’est le verbe, et le verbe, c’est Dieu.
- Qui donne au pauvre prête à Dieu.
- Dieu a inventé le chat pour que l’homme ait un tigre à caresser chez lui.
- Chaque homme est un livre dans lequel Dieu lui-même écrit.
- Dieu fit pour l’amour la caresse, pour la caresse ta main.
- Le génie est le phare. Dieu est l’étoile.
- Sur ce, vous pouvez croire en Dieu de deux façons, ou comme la soif croit à l’orange, ou comme l’âne croit au fouet.
- L’amour d’une famille, le centre autour duquel tout gravite et tout brille.
- Le socialisme est vaste et non étroit. Il proclame le droit de la femme, cette égale de l’homme.
- Une femme qu’on aime est toute une famille.
- L’homme a reçu de la nature une clef avec laquelle il remonte sa femme toutes les vingt-quatre heures.
- Voici comment le problème du mariage est posé : le mari attend et veut la paix, le calme plat et l’épuisement; la femme rêve les émotions du commencement, les joies de l’âme, le mois d’avril, l’aube ! L’un veut dormir, l’autre s’éveille.
- Si vous avez la force, il nous reste le droit.
- Entre le gouvernement qui fait le mal et le peuple qui l’accepte, il y a une certaine solidarité honteuse.
- Les montagnes toujours ont fait la guerre aux plaines.
- L’homme a sa loi; il se l’est faite à lui-même; la femme n’a pas d’autre loi que la loi de l’homme. La femme est civilement mineure et moralement esclave. Une réforme est nécessaire.
- La raison, c’est l’intelligence en exercice; l’imagination c’est l’intelligence en érection.
- L’homme manque à sa tâche divine : Je cherche un édifice et trouve une ruine.
- Les vieilles gens sont volontiers avares. Ils appellent cela prudence. Ils craignent que la terre leur manque. Et pourtant c’est la seule chose qui ne leur manquera pas.
- La femme est obligée de choisir entre acheter un homme, ce qui s’appelle le mariage, ou se vendre aux hommes, ce qui s’appelle la prostitution.
- Le monosyllabe a une étrange capacité d’immensité : mer, nuit, jour, bien, mal, mort, oui, non, dieu.
- Je vote l’abolition pure, simple et définitive de la peine de mort.
- Ô peuples, détrônez l’échafaud !... Lève-toi, sainte émeute de la vie contre la mort !
- La peine de mort, glorieusement abolie par la République en 1848, odieusement rétablie par Louis Bonaparte, reste abolie pour nous, abolie à jamais.
- Dans les plis de leur dogme ils ont la sombre nuit.
- La nuit, on pense mieux, la tête est moins pleine de bruit.
- Le rêve est l’aquarium de la nuit.
- Parler, c’est abuser; penser, c’est usurper. La voix sert à se taire et l’esprit à ramper. Le monde est à plat ventre, et l’homme, altier naguère, doux et souple aujourd’ hui, tremble. - Paix ! Dit la guerre.
- C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches.
- Mieux vaudrait encore un enfer intelligent qu’un paradis bête.