Qui donne au pauvre prête à Dieu.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons Qui donne au pauvre prête à Dieu.
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Source vérifiée
Les Feuilles d’automne (1831), Pour les pauvres
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Dieu a donné aux hommes pour s’en servir entre eux cette monnaie sublime de la charité qui porte le signe irrécusable du Rédempteur.
Dieu a dit : « je partage en deux. Les riches auront de la nourriture, et les pauvres auront de l’appétit ».
Dieu donne mais ne remplit pas l’étable.
Dieu est pour le bien des hommes à quelques conditions : qu’on l’honore, qu’on le prie, qu’on lui fasse des sacrifices. Sinon, dieu devient terrible ! Il te fait le déluge, l’exil, la guerre, la sécheresse, la foudre, au choix.
Votre dieu chrétien de miséricorde donne aux hommes la licence de donner libre cours à leur cupidité, à leur soif de sang et de conquête, sachant que quelques prières et un peu de pénitence leur apporteront pardon et bénédiction.
J’ai compris que, même pauvre et nécessiteux aux regards du monde, on peut s’enrichir en Dieu et que ce trésor-là, nul ne peut vous l’enlever.
Quand l’estomac crie famine, qu’on n’a plus que la peau sur les os, l’argent est le seul dieu qui puisse répondre à nos prières.
Ce n’est pas un sacrifice de quitter une pauvre vie dans laquelle on éprouve tant de difficultés pour appartenir à Dieu !
D’aimer son mari, c’est un fournisseur que l’on paie. Mais son amant, c’est comme de donner aux pauvres.
Dieu aide à trois sortes de personnes : aux fous, aux enfants et aux ivrognes.

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