- Vous aurez dans l’avenir l’auréole auguste de la femme qui a protégé la Femme. Votre admirable Ïuvre tout entière est un combat; et ce qui est combat dans le présent est victoire dans l’avenir.
- Le suicide, cette mystérieuse voie de fait sur l’inconnu.
- Un sourire est la même chose que le soleil; il bannit l’hiver de la physionomie humaine.
- Il y a du consentement dans le sourire, tandis que le rire est souvent un refus.
- L’indécision en effet est une solitude. Vous n’avez même pas votre volonté avec vous.
- Un soleil n’éclipse pas un soleil. Un soleil n’est jamais éclipsé que par des lunes.
- Ne pas être entendu n’est pas une raison pour garder le silence.
- L’homme est le travailleur du printemps, de la vie, de la graine semée et du sillon creusé, et non le créancier livide du passé.
- En littérature, je suis pour le grand contre le petit, et, en politique, je suis pour les petits contre les grands.
- Le pardon, quel repos !
- Mieux vaudrait encore un enfer intelligent qu’un paradis bête.
- C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches.
- Parler, c’est abuser; penser, c’est usurper. La voix sert à se taire et l’esprit à ramper. Le monde est à plat ventre, et l’homme, altier naguère, doux et souple aujourd’ hui, tremble. - Paix ! Dit la guerre.
- Le rêve est l’aquarium de la nuit.
- La nuit, on pense mieux, la tête est moins pleine de bruit.
- Dans les plis de leur dogme ils ont la sombre nuit.
- La peine de mort, glorieusement abolie par la République en 1848, odieusement rétablie par Louis Bonaparte, reste abolie pour nous, abolie à jamais.
- Ô peuples, détrônez l’échafaud !... Lève-toi, sainte émeute de la vie contre la mort !
- Je vote l’abolition pure, simple et définitive de la peine de mort.
- Le monosyllabe a une étrange capacité d’immensité : mer, nuit, jour, bien, mal, mort, oui, non, dieu.
- Chaque homme est un livre dans lequel Dieu lui-même écrit.
- La musique est la vapeur de l’art. Elle est à la poésie ce que la rêverie est à la pensée, ce que le fluide est au liquide, ce que l’océan des nuées est à l’océan des ondes.
- Ne rien faire est le bonheur des enfants et le malheur des vieux.
- Le bonheur veut tout le monde heureux.
- Je ne sais pourquoi je trouve du charme à regarder un champ inculte. Cela représente le possible.
- Vous m’offrez la cité... Je préfère les bois, car je trouve, voyant les hommes que vous êtes, plus de coeur aux rochers, moins de bêtise aux bêtes.
- C’est par le réel qu’on vit; c’est par l’idéal qu’on existe. Or, veut-on se rendre compte de la différence ? Les animaux vivent, l’homme existe.
- Mieux vaut une conscience tranquille qu’une destinée prospère. J’aime mieux un bon sommeil qu’un bon lit.
- La classe dite moyenne tient dans l’Etat la place que tient le ventre dans le corps humain : le milieu. Il y a des hommes qui sont le cerveau du progrès. Il y en a d’autres qui en sont les pieds.
- Aimer c’est la moitié de croire.
- Nos croyons le faux qui nous flatte. Vous feriez aisément croire que le blanc est noir à celui qui a des cheveux blancs.
- Dieu a fait deux dons à l’homme : l’espérance et l’ignorance. L’ignorance est le meilleur des deux.
- Dieu s’est fait homme; soit ! Le diable s’est fait femme !
- Le mot, c’est le verbe, et le verbe, c’est Dieu.
- Qui donne au pauvre prête à Dieu.
- Dieu a inventé le chat pour que l’homme ait un tigre à caresser chez lui.
- Entre le gouvernement qui fait le mal et le peuple qui l’accepte, il y a une certaine solidarité honteuse.
- Les montagnes toujours ont fait la guerre aux plaines.
- L’homme a sa loi; il se l’est faite à lui-même; la femme n’a pas d’autre loi que la loi de l’homme. La femme est civilement mineure et moralement esclave. Une réforme est nécessaire.
- Si vous avez la force, il nous reste le droit.