Ne rien faire est le bonheur des enfants et le malheur des vieillards.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons Ne rien faire est le bonheur des enfants et le malheur des vieillards.
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Post-scriptum de ma vie (1901)
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Un enfant ne guérit de rien. Il ne guérit pas la solitude. Il ne guérit pas l’enfance. Il ne reprise pas l’amour.
Pour la jeunesse, le bonheur c’est jouir. Ne pas souffrir est le bonheur de l’âge.
La vie n’est vraiment souriante qu’au tout jeune âge : il ne viendra jamais à la pensée d’un enfant, qu’un jour, il pourra perdre sa mère.
Mon enfant, il n’y a point de bonheur sans courage, ni de vertu sans combat.
Les enfants, c’est le bonheur et la faiblesse des femmes. C’est par là seulement qu’on peut les abattre.
Le bonheur va avec le malheur, la joie va avec la peine. Ce qui vous arrive ne va avec rien, ou bien avec tout.
L’enfance, c’est l’envers de la vieillesse : c’est ne rien savoir et pouvoir tout faire.
Rien ne vaut la vie des autres pour ne pas vivre la sienne.
Digne d’envie, celui qui, béni dans ses enfants, ne s’est pas en eux préparé des calamités singulières !
La famille et l’école sont ce qui reste quand il n’y a plus rien.

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