Digne d’envie, celui qui, béni dans ses enfants, ne s’est pas en eux préparé des calamités singulières !
Dramaturge, 483-406Digne d’envie, celui qui, béni dans ses enfants, ne s’est pas en eux préparé des calamités singulières !
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Theatre Complet I: Les Legendes d'Argos; Iphigenie a Aulis; Electre; Oreste; Iphigenie en Tauride
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Puisse l’enfance ne servir qu’à l’ornement de la vie et ne pas être immolée à des chimères !
On ne songe qu’à conserver son enfant ; ce n’est pas assez ; on doit lui apprendre à se conserver étant homme, à supporter les coups du sort, à braver l’opulence et la misère…
L’enfant naturel, l’orphelin Est malheureux et je le plains, mais, du moins, il n’est pas tenu Au respect d’un père inconnu.
D’où vient le charme des enfants, sinon de moi (la folie), qui leur épargne la raison, et, du même coup, le souci ?
Les enfants…
Nous n’existons vraiment que par ces petits êtres,
Qui dans tout notre cœur s’établissent en maîtres,
Qui prennent notre vie et ne s’en doutent pas,
Et n’ont qu’à vivre heureux pour n’être point ingrats.
Mon enfant, il n’y a point de bonheur sans courage, ni de vertu sans combat.
Les parents sont des distillateurs d’angoisse, mais ceux qui n’hériteraient d’aucune angoisse seraient bien démunis.
Si nos mères n’étaient pas décevantes, nous ne recevrions rien de ce que, par surprise, offre la vie.
Malheur donc aux parents qui usent de leur irrésistible ; ascendant moral pour imposer à leur fille un mari qui lui déplaît ; sur eux retombe la responsabilité de ses fautes !
L’enfant à qui ses parents n’ont pas souri n’est digne ni de la table d’un dieu, ni du lit d’une déesse.

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