La peine de mort, glorieusement abolie par la République en 1848, odieusement rétablie par Louis Bonaparte, reste abolie pour nous, abolie à jamais.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons La peine de mort, glorieusement abolie par la République en 1848, odieusement rétablie par Louis Bonaparte, reste abolie pour nous, abolie à jamais.
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Source secondaire
Discours sur la tombe de Jean Bousquet, 20 avril 1853, p. 49
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Si l’on pouvait abolir la mort, il n’y aurait rien à dire. Abolir la peine de mort serait difficile. Mais si cela arrivait, on serait bientôt forcé de la rétablir.
Je vote l’abolition pure, simple et définitive de la peine de mort.
L’abolition de la peine de mort fait de nous une société civilisée. Cela montre que nous sommes réellement sérieux lorsque nous disons que nous respectons la vie.
Depuis la liquidation de l’Empire, il ne se passe plus rien en France. Il n’y a plus eu de drame politique comparable à ce qu’on a vécu.
L’existence n’est qu’un éternel tribunal nous condamnant à la pénible sentence du supplice inextinguible, immuable et impérissable qu’est la vie.
Dès que dans un État la liberté succombe, tout citoyen se tait, muet comme la tombe.
Le seul facteur qui motive la peine de mort est la vengeance, et non la justice, et je suis fermement convaincu qu’un gouvernement qui interdit le meurtre de ses citoyens ne devrait pas se consacrer lui-même à la mort.
Aimer, c’est subjectivement l’abolition du monde au profit de quelqu’un.
Il résolut d’abandonner sa vie (se laisser mourir).
Il y avait plus de vingt ans qu’il envisageait de tuer sa femme, mais la peine de mort n’était pas encore abolie.

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