Le monosyllabe a une étrange capacité d’immensité : mer, nuit, jour, bien, mal, mort, oui, non, dieu.
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- Le corps se perd dans l’eau, le nom dans la mémoire. Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire, sur le sombre océan jette le sombre oubli.
- Rien n’est mélancolique et doux comme la tyrolienne sauvage chantée dans l’ombre, par un pauvre petit chevrier invisible, pour la solitude qui l’écoute. Quelquefois, dans toute une grande montagne, il n’y a que la voix d’un enfant.
- Dans la plaine - Naît un bruit. - C’est l’haleine - De la nuit. - Elle brame - Comme une âme - Qu’une flamme - Toujours suit.
- Y’a trois choses qu’on ne peut pas regarder en face : le soleil, la mort et le dentiste.
- Le sage regarde la vie et la mort comme le matin et le soir.
- Tout ce que nous voyons éveillés est mort, tout ce que nous voyons endormis est sommeil.
- La folie ou la mort sont les deux termes familiers entre lesquels l’ignorance oscille d’habitude.
- Le sens d’un songe, l’effet des nuages d’automne, la pensée des femmes et le naturel des rois, nul ne le sait.
- Les climats, les saisons, les sons, les couleurs, l’obscurité, la lumière, les éléments, les aliments, le bruit, le silence, le mouvement, le repos, tout agit sur notre machine, et sur notre âme.
- Chaque mot dit avec bonté est comme une goutte de rosée magnifiée par un rayon de soleil.
- Celui qui prie pour empêcher la mort est aussi fou que celui qui prierait pour faire lever le soleil par l’ouest, sous prétexte qu’il n’aime pas la lumière matinale.
- Les voix ont un pouvoir étrange sur les mots. Une seule intonation sur une syllabe et tout change.
- C’est le monde qui est divin car il renferme en lui toutes les oppositions : la lumière et la nuit, le bien et le mal, la vie et la mort...
- Un fou brame dans la nuit, qui bande comme un cerf, Ô mort je suis ce cerf, que dévorent les chiens, la mort éjacule en sang.