- La haine, c’est l’hiver du coeur.
- Les filles dans leur coeur aiment cet Amadis.
- Le coeur est toujours jeune et peut toujours saigner.
- La plus pure étoile Brille dans tes yeux. Qu’avril renouvelle Le jardin en fleur ! La fleur la plus belle Fleurit dans ton coeur.
- La femme sent et parle avec le tendre instinct du coeur, cette infaillibilité. Personne ne sait comme une femme dire des choses à la fois douces et profondes. La douceur et la profondeur, c’est là toute la femme; c’est là tout le ciel.
- Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité. Etre libre, rien n’est plus grave; la liberté est pesante, et toutes les chaînes qu’elle ôte au corps, elle les ajoute à la conscience.
- Le corps se perd dans l’eau, le nom dans la mémoire. Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire, sur le sombre océan jette le sombre oubli.
- Tout corps traîne son ombre et tout esprit son doute.
- L’aveugle voit dans l’ombre un monde de clarté. Quand l’oeil du corps s’éteint, l’oeil de l’esprit s’allume.
- A la jeunesse qui s’envole, a la gloire, au plaisir frivole, j’ai dit l’adieu fier de Caton.
- Je me damnerai et je commettrai un crime quand tu voudras. Tu seras ma femme, n’est-ce pas, et tu m’aimes ? Pour un regard de toi je donnerais mon travail et ma peine; pour un sourire, ma vie; pour un baiser, mon âme !
- Le travail est la meilleure des régularités et la pire des intermittences.
- On en viendra, espérons-le, à comprendre qu’une société est mal faite quand la femme est maintenue sans initiative.
- Ces choses-là sont rudes. - Il faut pour les comprendre avoir fait ses études.
- Le jour où une femme qui passe devant vous dégage de la lumière eu marchant, vous êtes perdu, vous aimez. Vous n’avez plus qu’une chose à faire : penser à elle si fixement qu’elle soit contrainte de penser à vous.
- C’est ainsi que Cosette devenait peu à peu une femme et se développait, belle et amoureuse, avec la conscience de sa beauté et l’ignorance de son amour.
- Le livre en ta pensée entre, il défait en elle Les liens que l’erreur à la vérité mêle, car toute conscience est un noeud gordien. Il est ton médecin, ton guide, ton gardien. Ta haine, il la guérit; ta démence, il te l’ôte.
- Les guerres ont toutes sortes de prétextes, mais n’ont jamais qu’une cause, l’armée. Otez l’armée, vous ôtez la guerre. Mais comment supprimer l’armée ? Par la suppression des despotismes.
- Oh ! N’insultez jamais une femme qui tombe Qui sait sous quel fardeau la pauvre âme succombe !
- Les poètes cherchent les belles. La femme, ange aux chastes faveurs, aime à rafraîchir sous ses ailes Ces grand fronts brûlants et rêveurs.
- Souvent femme varie - Bien foi est qui s’y fie ! - Une femme souvent - N’est qu’une plume au vent.
- Un Lapon qui dort, selon l’évêque Arngrim, fait autant de bruit qu’une femme qui veille.
- Oh ! N’insultez jamais une femme qui tombe !
- Ce suicide affreux, le célibat.
- Cette madame Thénardier était une femme rousse, charnue, anguleuse; le type femme-à-soldat dans toute sa disgrâce. Et, chose bizarre, avec un air penché qu’elle devait à des lectures romanesques. C’était une minaudière homasse.
- Qui dit frontière, dit ligature. Coupez la ligature, effacez la frontière, ôtez le douanier, ôtez le soldat, en d’autres termes, soyez libres; la paix suit.
- Dans la plaine - Naît un bruit. - C’est l’haleine - De la nuit. - Elle brame - Comme une âme - Qu’une flamme - Toujours suit.
- Oui, de ta suite, ô roi, de ta suite ! J’en suis ! - Nuit et jour, en effet, pas à pas, je te suis.
- Le propre de l’hypocrisie c’est d’être âpre à l’espérance. L’hypocrite est celui qui attend. L’hypocrisie n’est autre chose qu’une espérance horrible; et le fond de ce mensonge-là est fait avec cette vertu, devenue vice.
- La poésie contient la philosophie comme l’âme contient la raison.
- L’adultère n’est autre chose qu’une hérésie. Si la liberté de conscience a droit d’exister, c’est en amour.
- La liberté d’aimer n’est pas moins sacrée que la liberté de penser. Ce qu’on appelle aujourd’hui l’adultère est identique à ce qu’on appelait autrefois l’hérésie.
- La liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?
- Le luth lascif s’accouple aux féroces cymbales.
- L’excès de la douleur, comme l’excès de la joie, est une chose violente qui dure peu.
- Oh ! Qu’il est cruel d’aimer alors qu’on est séparé de l’être qu’on aime ! Bien peu de coeurs ont connu cette douleur dans toute son étendue, parce que bien peu de coeurs ont connu l’amour dans toute sa profondeur.
- C’est le propre de la douleur de faire reparaître le côté enfant de l’homme.
- Jeunes amours, si vite épanouies, vous êtes l’aube et le matin du coeur. Charmez l’enfant, extases inouïes ! Et quand le soir vient avec la douleur, charmez encor nos âmes éblouies, jeunes amours, si vite épanouies !
- Penseurs, voulez-vous vivre en paix avec le genre humain ? Respectez tous les fétichismes. Voulez-vous vivre en paix avec votre conscience, attaquez-les tous.
- Le Théâtre est une tribune. Le Théâtre est une chaire. Le Théâtre parle fort et parle haut.