Je me damnerai et je commettrai un crime quand tu voudras. Tu seras ma femme, n’est-ce pas, et tu m’aimes ? Pour un regard de toi je donnerais mon travail et ma peine; pour un sourire, ma vie; pour un baiser, mon âme !
Image : Je me damnerai et je commettrai...

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- Vous aurez dans l’avenir l’auréole auguste de la femme qui a protégé la Femme. Votre admirable Ïuvre tout entière est un combat; et ce qui est combat dans le présent est victoire dans l’avenir.
- Et quand un grave Anglais, correct, bien mis, beau linge, me dit : - Dieu t’a fait homme et moi je te fais singe; Rends-toi digne à présent d’une telle faveur ! Cette promotion me laisse un peu rêveur.
- Oui, de ta suite, ô roi, de ta suite ! J’en suis ! - Nuit et jour, en effet, pas à pas, je te suis.
- Faisons l’amour. Nos deux cerveaux seront genoux. Femme, ouvre-toi, que je m’accroche à ton squelette. Mêlons nos chairs. Si mes poèmes sont jaloux, egorgeons-les; ce n’est pas moi qui les regrette.
- Je veux passer ma vie à te rendre heureuse. J’aime ta voix, j’aime ton corps, j’aime ta tendresse, j’aime ce que je vois de moi dans tes yeux, j’aime t’écouter, j’ai envie de t’écouter, de te chérir, plus rien d’autre ne compte.
- Du pardon furieux je t’imposerai la grâce Je serai le chemin et la chair qui t’embrasse La carte de ta peau sera mon héritage Et j’en consumerai l’absolution sauvage.
- Mon amour ma clarté ma mouette mon long cours Depuis dix ans je t’aime et par toi recommence Me change et me défais m’accrois et me libère Mon amour mon pensif et mon rieur ombrage En t’aimant j’ouvre grand les portes de la vie.
- Bon Dieu, tu peux dire que t’es dérangeant, dit George. Si j’t’avais pas à mes trousses, j’pourrais me débrouiller si bien, et si facilement. J’pourrais avoir une vie si facile, et avoir une femme, peut-être bien.
- Oh, hommes ! Ecoutez bien ceci... La malice d’une femme est sans limites. Tant qu’elle est au lit avec vous, vous avez son amour, mais il ne durera pas, croyez-moi...
- Mon Dieu, faites-moi la grâce que je fasse toute ma vie ma volonté et non la vôtre.
- Mais où donc est l’amour ? Il vole. Trouvez la rime à ma déraison Et par les routes du paysage Ramenez-moi mon amant volage Qui prend les coeurs et perd ma raison. Je veux que mon voleur me vole.
- Ecoute bien ce que je vais te dire; c’est mon secret et mon trésor, c’est mon présent et mon avenir, c’est ma part de bonheur dans la vie que je vais confier à ton coeur. Je t’aime.
- Je t’aime comme un être au-dessus de ma vie, comme une antique aïeule aux prévoyants discours, comme une soeur craintive, à mes maux asservie, comme un dernier enfant, qu’on a dans ses vieux jours !
- Vous ne voulez pas que je tue mon corps, et vous vous faites l’agent de celui qui veut tuer mon âme !
- Jeunes amours, si vite épanouies, vous êtes l’aube et le matin du coeur. Charmez l’enfant, extases inouïes ! Et quand le soir vient avec la douleur, charmez encor nos âmes éblouies, jeunes amours, si vite épanouies !