C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches.
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L'homme qui rit
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C’est une grande folie que de vivre pauvre pour mourir riche.
Il y a toujours de la sueur de pauvre dans l’argent des riches.
Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent.
Une vie dans l’abondance et le confort bourgeois est en contradiction avec l’esprit d’une sainte pauvreté et sépare du pauvre crucifié.
L’enfer c’est les autres, le paradis aussi.
Seuls, les puissants et les grands brigands confondent la vie et le monde. Ils sont fous ; ils croient que pour atteindre le paradis il suffit de poser son cul sur la tête des pauvres et de les cravacher pour les pousser au ciel.
Je sais qu’on n’aime pas le spectacle de la misère qu’on ne peut soulager, et que le riche même détourne les yeux du pauvre qu’il refuse de secourir.
Si l’argent ne faisait pas le bonheur, il y a longtemps que des riches malheureux auraient rendu l’argent.
À force de vouloir rendre accessibles aux pauvres tous les plaisirs des riches, quel intérêt y aura-t-il encore à être riche ?
Le Sang du Pauvre, c’est l’argent. On en vit et on en meurt depuis les siècles. Il résume expressivement toute souffrance.

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