Rien ne dompte la conscience de l’homme, car la conscience de l’homme, c’est la pensée de Dieu.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons Rien ne dompte la conscience de l’homme, car la conscience de l’homme, c’est la pensée de Dieu.
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Les Châtiments (1853), Préface de l’auteur
«Rien ne dompte la conscience de l’homme, car la conscience de l’homme, c’est la pensée de Dieu.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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La conscience est la présence de Dieu dans l’homme.
Dieu n’existe que dans nos esprits. Et, si l’homme peut concevoir Dieu, dieu lui est alors inférieur, n’étant qu’un aspect de sa conscience.
Conscience ! Conscience ! Instinct divin, immortelle et céleste voix ; guide assuré d’un être ignorant et borné, mais intelligent et libre ; juge infaillible du bien et du mal, qui rend l’homme semblable à Dieu.
L’homme est Dieu par la pensée.
Dieu est l’ombre de la conscience projetée sur le champ de l’imagination.
La conscience, c’est d’abord l’âme. L’esprit, l’intelligence, la volonté feront ce qu’ils pourront sous elle, après elle, d’après elle. L’âme n’a pas d’idée précise et circonscrite.
Il faut croire que la plus grande inconscience de l’homme, c’est celle de sa propre vie.
Il n’est, dit-on, qu’un seul bien qui puisse défier la vie : c’est une conscience juste et droite, chez tout homme qui la possède.
Rien n’est libre dans la nature que l’esprit de l’homme. Fût-elle une illusion, cette liberté a fait des princes parmi les hommes.
Sous le sommeil, l’homme est sans défense contre le croire. Il n’a aucun moyen de ne pas croire car il est privé du second chemin, de la dualité, – de la conscience de conscience.

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