Être contesté, c’est être constaté.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons Être contesté, c’est être constaté.
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William Shakespeare le tas de pierres
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Nos convictions semblent à l’opposé l’une de l’autre, probablement l’un est-il moins à gauche qu’il ne le fait croire et l’autre moins à droite qu’il ne le laisse paraître.
Pour croire avec certitude, il faut commencer par douter.
Il faut douter presque de ce qui se passe de vrai sous nos yeux ; à combien plus forte raison de ce qui se dit en notre absence ?
Mais l’objectivité n’est pas la neutralité. L’effort de compréhension n’a de sens que s’il risque d’éclairer une prise de parti. Je prendrai donc parti pour finir.
Si autrui doit pouvoir nous être donné, c’est par une appréhension directe qui laisse à la rencontre son caractère de facticité comme le cogito lui-même laisse toute sa facticité à ma propre pensée.
Avouer que le mensonge est une condition vitale, c’est là, certes, s’opposer de dangereuse façon aux évaluations habituelles, et il suffirait à une philosophie de l’oser pour se placer ainsi par-delà le bien et le mal.
Voir, c’est croire ; mais sentir, c’est être sûr !
Ce n’est pas le doute, c’est la certitude qui rend fou.
Celui qui a raison et sait se montrer affirmatif, sans ostentation pédantesque, est redoutable.
Je crois afin de comprendre.

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