Dieu a fait un nœud que l’homme cherche à dénouer avec deux mains : la philosophie et la science.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons Dieu a fait un nœud que l’homme cherche à dénouer avec deux mains : la philosophie et la science.
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William Shakespeare le tas de pierres
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La philosophie consiste à veiller sur le dieu intérieur.
Car le propre de la divinité c’est l’entêtement. Si l’homme savait pousser l’obstination à son point extrême, lui aussi serait déjà dieu. Voyez les savants, et les secrets divins qu’ils arrachent de l’air ou du métal, simplement parce qu’ils se butent.
Il y a un faux Dieu des philosophes et pourtant une vraie philosophie de Dieu.
L’homme est Dieu par la pensée.
Le destin de l’homme est d’épuiser l’idée de Dieu.
L’étape de la connaissance de Dieu, ou gnose, est le fruit de l’exotérisme et le point ultime de la philosophie et de la sagesse.
La société et la science ont tellement baigné dans les idées du mécanisme, de l’utilitarisme et de la libre concurrence économique, que la sélection a remplacé Dieu comme ultime réalité.
Dieu a créé l’homme à son image, dit la Bible ; les philosophes font exactement le contraire en créant Dieu à la leur.
Il me semble parfois qu’en créant l’homme Dieu ait surestimé ses possibilités.
Le vrai Dieu, le Dieu fort, est le Dieu des idées.

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