La pensée est plus qu’un droit, c’est le souffle même de l’homme.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons La pensée est plus qu’un droit, c’est le souffle même de l’homme.
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Actes et paroles (1875)
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C’est à ne pas penser que la pensée de l’homme s’use ; et c’est celui qui pense peu qui se prévaut de certitudes.
La réflexion accroît la force de l’homme.
Du moment que la pensée n’est pas tout, elle n’est qu’un égarement de ce qui n’est pas elle.
L’homme est Dieu par la pensée.
Tout ce qui fait travailler et s’agiter l’homme utilise l’espoir. La seule pensée qui ne soit mensongère est donc une pensée stérile. Dans le monde absurde, la valeur d’une notion ou d’une vie se mesure à son infécondité.
Ce sont les pensées d’un homme qui déterminent sa vie.
Rien ne dompte la conscience de l’homme, car la conscience de l’homme, c’est la pensée de Dieu.
La forme est la chair même de la pensée, comme la pensée en est l’âme, la vie.
La prière est, pour l’être intellectuel, ce que la respiration est pour le corps.
La pensée pure doit commencer par un refus de la vie. La première pensée claire, c’est la pensée du néant.

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