En littérature, le plus sûr moyen d’avoir raison, c’est d’être mort.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons En littérature, le plus sûr moyen d’avoir raison, c’est d’être mort.
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Le sylphe
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Il est beau de mourir de sa mort, d’une mort qui ressemble à sa vie. Et mourir est passivité, mais se tuer est acte.
La mort, c’est la fin des opinions. Mourir, c’est troquer nos opinions contre un point de vue. (Imprenable, le point de vue !).
La vérité, c’est une agonie qui n’en finit pas. La vérité de ce monde c’est la mort. Il faut choisir, mourir ou mentir.
La mort en soi est quelque chose de fatal, de totalement obscène à tous points de vue, et elle est aussi la solution de l’impossible dans certaines circonstances.
Entre la mort et la lâcheté, choisis sans hésiter la mort !
L’idée qu’on mourra est plus cruelle que mourir, mais moins que l’idée qu’un autre est mort.
La mort c’est un laisser-aller de trop.
La mort, si nous voulons nommer ainsi cette irréalité, est la chose la plus redoutable.
La mort, c’est tellement obligatoire que c’est presque une formalité.
Tu deviendras meilleur si tu penses à la mort.

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