- Un critique a écrit que mes tableaux n’avaient ni commencement ni fin. Il ne l’entendait pas comme un compliment, or c’en était un. C’était même un beau compliment. Seulement il ne le savait pas.
- La critique sans bonté trouble le goût et empoisonne les saveurs.
- Toute notre critique, c’est de reprocher à autrui de n’avoir que les qualités que nous croyons avoir.
- La critique n’est que l’art de jouir des livres.
- Soyez-vous à vous-même un sévère critique.
- La critique révolutionnaire condamne le roman pur comme l’évasion d’une imagination oisive.
- Rien n’est plus aisé à faire qu’un mauvais livre, si ce n’est une mauvaise critique.
- Le plaisir de la critique nous ôte celui d’être vivement touchés de très belles choses.
- La critique, art aisé, se doit d’être constructive.
- Pour être juste, c’est-à-dire pour avoir sa raison d’être, la critique doit être partiale, passionnée, politique, c’est-à-dire faite à un point de vue exclusif, mais au point de vue qui ouvre le plus d’horizons.
- On préfère un compliment menteur à une critique sincère.
- La mémoire d’un homme contient une centaine de jours, alors qu’il en a vécu des milliers. C’est ainsi. On dispose d’un stock de jours, qu’on dépense comme des ivrognes sans cervelle. C’est pas une critique, juste une constatation.
- Je ne fais pas grand cas, pour moi, de la critique. Toute mouche qu’elle est, c’est rare qu’elle pique. On m’a dit l’an passé que j’imitais Byron : Vous qui me connaissez, vous savez bien que non.
- La critique est aisée, et le critique dans l’aisance.
- Après que le malade a raconté son histoire une première fois, nous le convions à s’abandonner tout à fait aux pensées qui surgissent en lui et à faire part, sans aucune réserve critique, de ce qui lui vient à l’esprit.
- La critique littéraire à une tendance à louer le plagiat, quand il est commis par un homme de génie, par un Molière. C’est un peu comme si on disait qu’une canaillerie faite par un homme vertueux devient une bonne action.
- N’écoutez jamais un critique. Aucune statue n’a jamais été élevée à un critique.
- Tous les critiques sont justes. Il ne reste qu’à les comprendre.
- Certains critiques ressemblent assez à ces gens qui, toutes les fois qu’ils veulent rire, montrent de vilaines dents.
- Les gens vous demandent des critiques, mais ils ne veulent que des éloges.
- La critique c’est le bagne à perpétuité.
- nous serions bien avisé, avant de critiquer autrui, de nous asseoir et de réfléchir à savoir si ce n’est pas à nous qu’il conviendrait de jeter la première pierre.
- La critique nous est profitable, quand elle nous aide à travailler dans le sens de l’amélioration.
- La vie d’un texte commence véritablement à sa parution. Il se nourrit des commentaires qu’il engendre, prospère des controverses qu’il suscite. Une recension dédaigneuse, d’excessives louanges le renforcent également. Il devient peu à peu la somme de ses lecteurs, l’éventail de ses lectures.
- Il n’y a qu’une seule façon d’éviter les critiques. Ne rien faire, ne rien dire, et n’être rien.
- Remontrance : Reproche effectué gentiment, comme avec un hachoir à viande.
- Le spectateur s’arrête, la critique s’arrête : la poésie commence. Autrement dit, les mots s’arrêtent là où l’incommunicable est communiqué. Pierre Soulages.
- Soyez lent à critiquer et rapide à apprécier.
- Si vous ne pouvez absolument pas tolérer les critiques, alors ne faites rien de nouveau ou d’intéressant.
- Michael Stanhope expliquait à un jeune caporal comment les artistes avaient le devoir d’éviter la propagande dans leur recherche de la vérité. Si les gouvernants écoutaient les artistes, lui disait-il, il n’y aurait pas de guerre.
- Signaler l’intérêt philosophique d’un livre qui célèbre le football a en effet toutes les chances d’apparaître comme une provocation déplacée à une époque où le mépris des sentiments et des passions populaires est devenu un métier et passe pour une vertu.
- Ediles : Tonner contre à propos du pavage des rues. «A quoi songent nos édiles ? ».
- Le bourgeois se rassure à la vue d’un gendarme, et l’homme d’esprit se délecte à celle d’un critique. Les chevaux hongres sont applaudis par les mulets.
- La critique est un parasite de la société qui n’a aucune influence ! Les critiques sont de vieux imbéciles, incapables de faire un autre métier alors que la majorité des artistes sur le retour pourraient très bien devenir critiques !
- Les oeuvres d’art sont d’une infinie solitude. Rien n’est pire que la critique pour les aborder. Seul l’amour peut y parvenir, les garder, être juste envers elles.
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