La critique est aisée, et le critique dans l’aisance.
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons La critique est aisée, et le critique dans l’aisance.
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Journal, 1887-1910
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La critique, art aisé, se doit d’être constructive.
La majorité des critiques s’installent critiques parce que c’est plus facile d’être critique que d’être charcutier.
Pour être juste, c’est-à-dire pour avoir sa raison d’être, la critique doit être partiale, passionnée, politique, c’est-à-dire faite à un point de vue exclusif, mais au point de vue qui ouvre le plus d’horizons.
Le critique se montre beaucoup moins soucieux d’éclairer l’opinion que de paraître intelligent.
Prenez les critiques au sérieux, mais pas de manière personnelle. Si il y a du vrai ou du mérite dans la critique, essayez d’apprendre d’elle. Sinon, laissez-le glisser à côté de vous.
L’irrévérence est parallèle à l’esprit de critique, la ruse à la circonspection.
Le critique est celui qui peut traduire dans une autre manière ou avec de nouveaux procédés l’impression que lui laissèrent de belles choses.
Ne prête à la louange qu’une oreille ; ouvre les yeux à la critique.
On préfère un compliment menteur à une critique sincère.
La critique devrait, en matière de littérature, être une sorte de pédagogie de l’enthousiasme.

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