Le critique se montre beaucoup moins soucieux d’éclairer l’opinion que de paraître intelligent.
Écrivain, 1902-1967Le critique se montre beaucoup moins soucieux d’éclairer l’opinion que de paraître intelligent.
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Le confort intellectuel
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La majorité des critiques s’installent critiques parce que c’est plus facile d’être critique que d’être charcutier.
Dans la plupart des discussions, on s’aime mieux soi-même que son opinion, et l’on cherche moins à la faire valoir qu’à se faire valoir.
Il y a des critiques qui ne demeurent « critique » que le temps de n’avoir pas réfléchi.
L’irrévérence est parallèle à l’esprit de critique, la ruse à la circonspection.
Peu d’êtres sont capables d’exprimer posément une opinion différente des préjugés de leur milieu. La plupart des êtres sont même incapables d’arriver à formuler de telles opinions.
La critique est aisée, et le critique dans l’aisance.
La patrie peut accorder plus de confiance à un critique qui travaille qu’à un enthousiaste qui vocifère.
Prenez les critiques au sérieux, mais pas de manière personnelle. Si il y a du vrai ou du mérite dans la critique, essayez d’apprendre d’elle. Sinon, laissez-le glisser à côté de vous.
Les lois et les censures compromettent la liberté de pensée bien moins que ne le fait la peur. Toute divergence d’opinion devient suspecte et seuls quelques très rares esprits ne se forcent pas à penser et juger « comme il faut ».
Il est prudent d’avoir des opinions ; il est sage de n’en pas avoir.

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