Après que le malade a raconté son histoire une première fois, nous le convions à s’abandonner tout à fait aux pensées qui surgissent en lui et à faire part, sans aucune réserve critique, de ce qui lui vient à l’esprit.
1856-1939Après que le malade a raconté son histoire une première fois, nous le convions à s’abandonner tout à fait aux pensées qui surgissent en lui et à faire part, sans aucune réserve critique, de ce qui lui vient à l’esprit.
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L'Inquietante Etrangete ET Autres Textes
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Plus d’un homme instruit en est à ignorer que le seul moyen de changer d’idée est de changer d’action. Tous les passionnés exorcisent d’abord les pensées par des pensées, et bien vainement. L’ancien exorcisme, par le geste, était le plus sage.
Toute certitude qui se retire de notre conscience la soulage au début, puis l’alourdit d’une nouvelle interrogation.
Gouverner, c’est mettre vos sujets hors d’état de vous nuire et même d’y penser.
L’important n’est pas de convaincre, mais de donner à réfléchir.
À force de croire, on oublie de douter.
La douleur et la répétition monotone d’une action engourdissent l’esprit, tout en le laissant libre de suivre ses pensées.
Allez donc faire abandonner à l’homme de la rue une idée qu’il juge difficile à comprendre et qu’il croit avoir comprise.
On fausse son esprit, sa conscience, sa raison, comme on gâte son estomac.
Un pauvre amant dit ce qu’il pense Sans trop penser à ce qu’il dit. Le désordre est son éloquence ; Quand le cœur parle, adieu l’esprit.
Un type qui veut observer une minute de silence, il est obligé de le dire avant, sinon on croit qu’il se tait…

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