Après que le malade a raconté son histoire une première fois, nous le convions à s’abandonner tout à fait aux pensées qui surgissent en lui et à faire part, sans aucune réserve critique, de ce qui lui vient à l’esprit.
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- La conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions.
- nous serions bien avisé, avant de critiquer autrui, de nous asseoir et de réfléchir à savoir si ce n’est pas à nous qu’il conviendrait de jeter la première pierre.
- Prenez les critiques au sérieux, mais pas de manière personnelle. Si il y a du vrai ou du mérite dans la critique, essayez d’apprendre d’elle. Sinon, laissez-le glisser à côté de vous.
- La critique peut être désagréable, mais elle est nécessaire. Elle est comme la douleur pour le corps humain : elle attire l’attention sur ce qui ne va pas.
- Plus d’un homme instruit en est à ignorer que le seul moyen de changer d’idée est de changer d’action. Tous les passionnés exorcisent d’abord les pensées par des pensées, et bien vainement. L’ancien exorcisme, par le geste, était le plus sage.
- Fréquemment, nous pouvons reconnaître et dénoncer le mensonge, sans pour autant découvrir les secrets de la vérité; savoir que quelqu’un ment ne nous apprend rien sur ce qu’il pense.
- Pour atteindre la vérité, il faut une fois dans la vie se défaire de toutes les opinions qu’on a reçues, et reconstruire de nouveau tout le système de ses connaissances.
- Toute certitude qui se retire de notre conscience la soulage au début, puis l’alourdit d’une nouvelle interrogation.
- La douleur et la répétition monotone d’une action engourdissent l’esprit, tout en le laissant libre de suivre ses pensées.
- Il faudrait rendre au passé sa véritable vocation, c’est-à-dire d’être oublié, et il cessera tout de suite d’exercer une quelconque influence nocive sur notre vie présente.
- Un pauvre amant dit ce qu’il pense Sans trop penser à ce qu’il dit. Le désordre est son éloquence; Quand le coeur parle, adieu l’esprit.
- Inutile de prétendre intégrer la mort à la vie et se conduire de manière rationnelle en face d’une chose qui ne l’est pas : que chacun se débrouille à sa guise dans la confusion de ses sentiments.
- Vouloir oublier quelqu’un, c’est y penser. L’amour a cela de commun avec les scrupules, qu’il s’aigrit par les réflexions et les retours que l’on fait pour s’en délivrer. Il faut, s’il se peut, ne point songer à sa passion pour l’affaiblir.
- Gouverner, c’est mettre vos sujets hors d’état de vous nuire et même d’y penser.