Michael Stanhope expliquait à un jeune caporal comment les artistes avaient le devoir d’éviter la propagande dans leur recherche de la vérité. Si les gouvernants écoutaient les artistes, lui disait-il, il n’y aurait pas de guerre.
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- Aucune guerre ne peut être gagnée sans un moment d’improvisation. De la même façon qu’il ne peut y avoir d’art sans la touche d’irrationnel qui est tout simplement le talent de l’artiste.
- Dès que la guerre est déclarée, impossible de tenir les poètes. La rime, c’est encore le meilleur tambour.
- Non, la peinture n’est pas faite pour décorer les appartements. C’est un instrument de guerre offensive et défensive contre l’ennemi.
- Il n’y a plus de sourds dont les oreilles, volontairement ou non, sont assez fermées pour ne pas entendre le cri de l’humanité contre la guerre.
- On ne devrait appeler art que la production par liberté, c’est-à-dire par un libre arbitre qui met la raison au fondement de ses actions.
- Je soutiendrai jusqu’à en être fusillé que l’art, dès qu’il est mis en contact avec la politique, s’abaisse inévitablement au niveau de n’importe quelle pacotille idéologique.
- Il y a peu de personnes, soit instruites, soit même ignorantes, qui, si elles disaient librement leurs pensées sur les ouvrages des artistes, ne pourraient pas leur être utiles. Les seules opinions dont on ne peut tirer aucun fruit sont celles des demi-connaisseurs.
- Si les gens savaient vraiment [la vérité], la guerre serait arrêtée demain. Mais bien sûr, ils ne savent pas et ne peuvent pas savoir.
- Allez à contre-courant, n’écoutez pas les voix qui sont nombreuses à faire la propagande de modèles de vie fondés sur l’arrogance et la violence, le succès à tout prix, l’apparence et les possessions matérielles.
- Les scientifiques sont arrêtés par l’idée de l’absurde, de l’hérésie scientifique, l’artiste rien ne l’arrête, il n’est pas embarrassé par la science..., c’est ainsi qu’il pénètre derrière les portes fermées à la science.
- Lorsque vous prenez connaissance d’une information dans un média, demandez-vous toujours de qui, pourquoi, pour qui ? Aucune information n’est gratuite en temps de guerre. Il ne suffit pas de savoir lire, il vous faut apprendre à lire.
- Si on se dit que le cinéma peut stopper la guerre, la misère, on se met le doigt dans l’oeil. Le cinéaste, comme le romancier, n’a que le pouvoir d’éveiller.
- L’idée que la guerre n’était qu’un affrontement de chiffres et de signes, une pure mêlée audio-visuelle sans autre risque que des obscurités ou des erreurs d’interprétation.
- La guerre n’existerait pas, sans la littérature. Et il n’y aurait plus de crime possible, si le meurtrier ne pouvait pleurer un peu sur ses victimes.