- Lis donc toujours des auteurs d’une autorité reconnue; et, si l’envie te prend de pousser une pointe chez les autres, reviens vite aux premiers.
- Personne n’en sort indemne. Personne ne peut prétendre que ses lectures n’ont pas influencé sa vie, dans les petites choses comme dans les grands instants et au moment des choix essentiels.
- Il se disait qu’un fleuve était le plus exact symbole de la vie active : on le suivait dès sa naissance, sur tout son parcours, au travers des territoires qu’il fécondait.
- Si j’ai un conseil à vous donner, restez discret avec cet enfant. Vivez votre vie tranquille, élevez-le du mieux possible et ne cherchez surtout pas à attitrer la lumière sur vous. Jamais. Vous comprenez ? La lumière attire aussi les ombres.
- On n’est pas d’accord avec la vie tant qu’on n’est pas d’accord avec la mort.
- Qu’as-tu fait de ta vie et de ta liberté ? Crois-tu donc qu’on oublie autant qu’on le souhaite ? Crois-tu qu’en te cherchant tu te retrouveras ?
- Ma soif de savoir est intermittente, mais mon envie de baigner ma tête dans des atmosphères inconnues à mes pieds et pérenne et constante. Le plus haut point que nous puissions atteindre n’est pas le savoir, mais la sympathie avec l’Intelligence.
- Trop se soucier des objets peut vous tuer. Si ce n’est que, si vous vous souciez suffisamment d’une chose, elle prend vie, non ? Et n’est-ce pas leur but, quand elles sont belles, de vous relier à une beauté supérieure ?
- Point de grande faveur de la fortune, qui ne soit suivie de la crainte.
- En grec ancien, souffle se traduit par pneuma : admirablement trouvé pour exprimer que respirer ne va pas de soi. Le français, langue de l’humour, n’en conserva, dans la vie courante, que le mot pneu.
- Marcher, danser, tomber, vieillir : la vie, c’est une succession de déséquilibres.
- Tu connais les vieux - plus aucune pudeur de l’estomac, tu as envie de vomir rien qu’à les voir se goinfrer. Les vétérans de la drogue sont tout pareils.
- Tout n’est pas cirrhose dans la vie, comme dit l’alcoolique.
- On ne peut rien comprendre à la vie tant qu’on n’a rien compris à la mort, ajouta Marina.
- Suis ton coeur pour que ton visage rayonne durant le temps de ta vie.
- Je ne sais à quoi s’occupent les autres. Je pars de la constatation simple que l’époque est un désespoir pour qui ne s’est pas inventé une vie privée en relief.
- Il faut toute la vie d’un marin pour apprendre à lire l’écriture de Dieu dans les nuages.
- L’amour est un acte trop lucide, son passage dans la vie ne déchire-t-il pas des années d’habitude, parfois, ne chasse-t-il pas tout un passé ?
- Le génocide est une marée noire, ceux qui ne s’y sont pas noyés sont mazoutés à vie.
- La haine est la plus grande affaire de la vie. Les sages qui ne haïssent plus sont mûrs pour la stérilité et pour la mort.
- Un bel amour parfois, visite le déclin de la vie, comme ces papillons qui balancent à travers le soir, leurs ailes.
- La vie donne rarement ce qu’on attendait d’elle.
- Il n’existe pas dans la création une loi qui ne soit balancée par une loi contraire : la vie en tout est résolue par l’équilibre de deux forces contendantes.
- Oui, toute la vie est un songe; et les songes eux-mêmes, que sont-ils ? Songe !
- Tachez donc de n’avoir pas toujours raison», écrit, en 1752, voltaire à Frédéric II. C’est ce qu’on a envie de dire à Voltaire, dont chacune des trois mille lettres est si convaincante.
- Agoniser ne suffit pas. Il faut jouir en même temps qu’on crève avec les derniers hoquets faut jouir encore, tout en bas de la vie, avec de l’urée plein les artères.
- De même il faut aimer beaucoup la vie pour aimer encore davantage la mort.
- Les personnes cérémonieuses ont une familiarité inaccessible; on passe sa vie à faire solennellement antichambre à la porte de leur intimité.
- L’horizon qui cerne cette plaine, c’est l’horizon qui cerne toute vie. Il donne une place d’honneur à notre soif d’infini en même temps qu’il nous rappelle nos limites.
- Vu de près, pris dans le cours ordinaire, on ne voit rien de sa propre vie.
- On fait souvent vanité des passions même les plus criminelles; mais l’envie est une passion timide et honteuse que l’on n’ose jamais avouer.
- On plante les bébés dans les jardins d’enfant pour faire pousser des hommes. Et quand on les cueille trop vite, la vie les bouffe tout crus.
- La vie égalise tous les hommes la mort en révèle les éminents.
- La vie est un poison quand elle n’est plus qu’un instrument à combler l’ambition, l’orgueil, la jalousie.
- Quand une proie est poursuivie par des chasseurs, ce qu’elle peut faire de mieux est de ne plus bouger.
- Ce livre qui raconte ma fatigue me la fait oublier, et en même temps chaque phrase arrachée à mon cerveau, menacé par l’intrusion du virus dès que la petite ceinture lymphatique aura cédé, ne me donne que davantage envie de fermer les paupières.
- L’homme passe sa vie à raisonner sur le passé, à se plaindre du présent, à trembler pour l’avenir.
- Il n’y a rien de mal dans la vie même. Elle est l’océan où il faut nager - ou bien l’on s’y adapte, ou bien l’on coule par le fond.
- Dans le domaine de la vie privée, l’indifférence ne constitue-t-elle pas la forme la plus civilisée du respect ?
- On dit qu’il faut aimer une fois en sa vie.