Il faut toute la vie d’un marin pour apprendre à lire l’écriture de Dieu dans les nuages.
Écrivain, 1802-1870Il faut toute la vie d’un marin pour apprendre à lire l’écriture de Dieu dans les nuages.
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Les âmes sont des navires dont Dieu est le capitaine. Il leur faut de l’intrépidité pour courir les aventures qu’il leur propose.
À force de lire des livres, le monde est mort, et nul n’est devenu savant.
À force de lire on finit par comprendre qu’à force de lire on finit par comprendre.
Car c’est être poète que regarder la vie et la mort en face, et réveiller les étoiles dans le néant des cœurs.
La mer est un élément capital pour la connaissance des peuples. La mer modèle les mœurs comme elle fait les rivages. Tous les peuples marins ont du caprice, sinon de la folie, dans l’âme.
L’auteur, dans son œuvre, doit être comme Dieu dans l’univers, présent partout, et visible nulle part.
Les grands livres latins et grecs, ces solitudes Où l’éclair gronde, où luit la mer, où l’astre rit, et qu’emplissent les vents immenses de l’esprit, c’est en les pénétrant d’explication tendre, en les faisant aimer, qu’on les fera comprendre.
Pour faire un bon livre, il faut un temps prodigieux et la patience d’un saint.
À terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d’une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l’éternité.
Il écoutait l’océan, dans une relation d’intimité complète. Une autre idée reçue : le silence de la mer. À cette profondeur, la masse sans limite des fonds compressait, cristallisait chaque son, au point de le transformer en un objet matériel, translucide, aux arêtes de verre.

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